Baron., Annal. Eccles., B.d &nn
R ses chroniques* : « Urbain, homme remarquable par sa science et sa sainteté... Le saint homme, mourant enfin le IV des calendes d'août après de nombreuses persécutions et souffrances. »
Au XV" siècle, Trithème - l'appelle : « vir sanctitate prœcipuus... vir doctrina et sanctitate suo tempore nulli inferior », etc. Platina^ dit qu'il était digne par la science et la sainteté du magistère suprême ; il l'appelle sanctissimus Pontifex.
Onuphre Panvin écrivait, au xvi" siècle : a Son corps très saint, cadaver sanctissimum, fut enterré dans un tombeau de marbre dans la basilique de Saint-Pierre, prince des Apôtres*.
Nous avons vu en quels termes Ruinart raconte la mort d'Urbain II : <c Urbain^ chargé de mérites plus que d'années^ s'est envolé vers les cieux^. »
Le même auteur nous affirme que le concours de fidèles autour du tombeau d'Urbain II continue de son temps : « Hodie prope Oratorium AdrianiPrimi visitur a fidelibus frequentata (sepultura) ^ », et il ajoute que c'est pour honorer la mémoire d'un si grand Pontife qui a rendu de si grands services à la sainte Eglise romaine.
Dans Vltalia sacra d'Ughelli, on lit ce passage sur les hommes illustres qui ont appartenu au monastère de la Cava : « Le bienheureux Urbain II, pontife suprême, appelé auparavant Odon ■'. »
Les témoignages, du reste, ne manquent pas, parmi les historiens des cinq derniers siècles, pour établir que ce culte d'Urbain II s'est toujours continué dans l'Église, et que son nom a toujours été honoré comme celui d'un saint.
Nous verrons ce qu'en disait Arnold Wion au xvi« siècle. Au môme temps, Panvin l'appelle sanctissimus D. N. Urbanus IP.