‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 332 sur 356 · Epiiom,, i a-fol · texte numérisé non relu

Epiiom,, i a-fol

Au XVII* siècle, Constantin Gajetan l'appelle sanctitate insigne m ^ et revient sur ses miracles, sur la foi de Guibert de Nogent, Il donne encore comme preuve la peinture du Latran. Bucelini, dans les Annales Bénédictines^^ dit de lui : « Eum tam sanctum Pontificem huic ordini débet sanctorum ecclesiœ... Iterum concilium célébrât sanctus Urbanus noster Beneventi ». Il dit encore r te Inde fessas Ecclesiœ fluctuanti pro^ desse sanctissimus Pontifex laboravit et œternum bene memil. » Plus loin, il l'appelle beatus Urbanus^ et parlant de la prise de Jérusalem par Godefroy, il dit : « De qua triumphum in cœlo egit et cœlites omnes applaudentes habuit. »

U Année bénédictine^^ Ciaconius, Oldoin, en parlent de la même façon. Le Calendrier bénédictin de Raubeck, que nous pourrions citer, est du même temps (1677). Il faut lire l'éloge qu'il fait d'Urbain IL

Au xviii*^ siècle, c'est Lucenti^ qui entreprend de louer notre Pontife, dans son livre V Italie sacrée^ publié à Rome en 1704. Deux ans plus tard, en 1706, paraissait la Vie du B. Urbain II, de Ruinart, qui donne partout à son héros le nom de Bienheureux, et qui est revêtu de V imprimatur en ces termes : « J'ai lu le livre qui a pour titre : Beati Urbani Papœ II Acta, etc., et je n'y ai rien trouvé de contraire à la foi catholique. » Ruinart met toute son application à montrer, avec le plus grand nombre possible de témoignages d'écrivains, qu'Urbain Il a été considéré comme saint. Il arrive à cette conclusion : « Il n'est presque aucun auteur de chroniques ou d'histoire ecclésiastique, ancien ou moderne, qui ne fasse ex professa, ou tout au moins l'occasion s'en présentant, l'éloge de notre Urbain. Il ne doit donc pas sembler étonnant que le nom d'Urbain se trouve inscrit dans des martyrologes ou des catalogues de saints, le 29 juillet, jour de sa mort*. » Et il juge

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