Ann. Bened.f p. I, p. 234 sqq
2. BouETTE DE Blémur (vers 1670, juillet, p. 342-355). LMniwf bénédictins porte: a La vie du Bienheureux Urbain, second du nom, pape et confesseur, »
3. LucENTi, liai, saor.y t. I, 814, in-fol. Romœ, 1704. 1. Ruix., op. cil.y c.*315.
que tous les témoignages qu'il a apportés, — nous en avons donné les principaux avec d'autres qu'il ne donne pas, — « suffisent abondamment à établir la renommée de sainteté d'Urbain II ».
Enfin tous les historiens, qui depuis Berault-Bercastel ont entrepris d'écrire l'histoire générale de l'Église, ont adopté sans difficulté ce que leurs devanciers avaient écrit touchant la sainteté et le culte d'Urbain IL
Il semble qu'Alfère, le premier, dans sa Vie de saint NicoUis le Pèlerin f ait émis un doute sur la sainteté d'Urbain II comme objet de culte. Il dit en effet : « Cum romanœ sedis secundus antisteSj forte sanctuSy gloriosissimus Urbanus^ opère et doctrina prœpotens et eloquentiœ fonte redundansy Apostolorum et Apostolicorum vestigia prosequens, ac pastorali curd intentuSy Ecclesiarum féliciter teneret regimina ». Cette expression : forte sanctus, qui semble exprimer un doute, loin de prouver contre la sainteté, l'établit au contraire, et même, dit le P. Tosti, c< elle a une grande valeur. Car le mot dubitatif^r/e montre qu'il ne parle pas seulement de la grande intégrité de sa vie, objet de la vénération universelle, mais de sa vie déjà béatifiée, objet d'un culte religieux. Certes Alfère, en appelant Urbain « très puissant en œuvres et en doctrine, rempli de la source de l' éloquence , suivant les traces des Apôtres et des hommes apostoliques », ne pouvait douter de la sainteté d'Urbain comme s'il doutait qu'il fût ou non digne de vénération; mais il doutait s'il était déjà déclaré saint par la puissance ecclésiastique et digne de culte* ».
Les anciens BoUàndistes, à la date du 29 juillet'*, avaient donné le nom du B. Urbain II parmi ceux dont ils ne racontaient pas la vie. Ils disaient que Ferrari, après plusieurs autres que nous avons cités, l'appelle saint, que Bucelini, se joignant à eux, en fait un éloge très mérité, que Mabillon l'honore du titre de Bienheureux; et ils ajoutaient qu'ils auraient certainement transcrit dans leur ouvrage sa vie, œuvre posthume de ce dernier, s'il avait seulement dpnné quelques
1. P. Tosti, Del culCo religioso da prestare al Pontefice Urbano II, in-8", 1877.