‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 334 sur 356 · T. VII, p · texte numérisé non relu

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indices, si légers fussent-ils, qui soient de nature à faire croire que l'Eglise a permis un culte quelconque en son honneur. Ils se refusent à le ranger ailleurs que parmi les hommes de pieuse mémoire et dignes de vénération « quousque de cultu non constat ». Mais ils avouent que, étant donnée la moindre preuve de culte, ils auraient transcrit sa vie avec empressement : « libentissime transtulissemus ». .

Dans la suite, Papebroch, l'un d'eux, disait qu'il laissait h la Congrégation des Rites le soin de juger si le fait d'avoir été représentés dans la Basilique de Latran avec le titre de saint et l'auréole à rayons, suffit pour qu'Urbain II et les Pontifes qui s'y trouvent avec lui, soient mentionnés dans leur ouvrage, <'omme l'avait été Grégoire VII à cause du culte qu'il recevait à Salerne ^

Or ce jugement des anciens Bollandistes a été modifié par leurs successeurs. Voici leurs paroles ; « Nos prédécesseurs ont laissé de côté Urbain II, croyant qu'après les inscriptions aux différents martyrologes ou plutôt ménologes qu'apporte Ruinart et, d'après lui, Prosper Lambertini (Benoît XIV), il n'était pas encore certain qu'il ait eu un culte ecclésiastique. Mais sans aucun doute, ils en auraient agi tout autrement s'ils avaient pensé aux peintures de la chapelle apostolique de Saint- Nicolas, et surtout s'ils n'avaient accordé à Ruinart une créance exagérée lorsqu'il dit que sa fête n'a été célébrée nulle part dans l'Eglise. En effet, dans le livre manuscrit qui existait autrefois dans le musée de nos prédécesseurs, qui se trouve maintenant dans la bibliothèque royale de Bourgogne et qui contient un apographe de la chronique de la Cava, on trouve le catalogue des saints dont la fête se célèbre au monastère; et, au 29 juillet, on lit : De beato Urbano II pontifice maximo; il a été en effet, pendant quelque temps, moine de la Cava. Quoi qu'il en soit, la lacune qui existe dans notre ouvrage sera facilement comblée par la Vie écrite par Ruinart, et beaucoup mieux par celle de Michel Brial 2.

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