‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 336 sur 356 · TosTi, op, cit · texte numérisé non relu

TosTi, op, cit

ou bîen un jugement définitif du souverain Pontife au sujet de la sainteté et du culte à rendre dans TÉglise universelle. Mais ces indications suffisent pour que ceux dont les images, principalement par Tautorité du Pontife romain, sont exprimées de cette façon et avec ce titre, puissent être rangés parmi ceux pour lesquels un certain culte, dans un lieu déterminé, est permis.

Il insiste davantage encore et dit que, de ces images, se déduit la permission du culte. Citons ici ses paroles : « Nous affirmons que des images peintes et placées de cette façon , avec ce titre et dans un tel lieu, principalement par l'autorité du Pontife romain y on peut inférer la permission d'un culte dans un lieu déterminé. Car, comme l'observe l'abbé Cajetan* parlant de cette peinture du Latran, ni Calixte II et Anastase IV n'auraient placé des images peintes de cette façon et honorées de ce titre dans la chapelle, ni leurs successeurs, surtout ceux qui, pendant deux cents ans sans interruption, ont célébré les saints mystères dans la même chapelle et sur le même autel, n'auraient souffert que ces images y restassent, s'ils n'avaient eu la pensée de permettre et d'autoriser le culte en l'honneur de ceux qui étaient représentés par ces images 2.

Plusieurs auteurs dont la valeur est incontestable ont décrit l'image dont nous parlons. Ils font l'histoire des vicissitudes par lesquelles elle est passée dans la suite des siècles. La plupart suivent l'interprétation de Constantin Cajetan qui attribue à Anastase IV la peinture primitive, interprétation que M. de Rossi a refusée, mais tous s'accordent à reconnaître qu'Urbain II s'y trouvait avec les mêmes marques d'honneurs que saint Grégoire le Grand, saint Léon le Grand et les autres.

Il nous faut citer les noms de ces auteurs, ou tout au moins des principaux :

Onuphre Panvin^;

Jean Severani, prêtre de l'Oratoire de Saint-Philippe deXéri*;

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