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pape, qui ordonna la guerre sainte contre les Sarrasins. »
Le Martyrologe gallican de Saussaye * fait ainsi mention d'Urbain II : « Aujourd'hui est mort Urbain II, pape, de pieuse mémoire, ancien moine de Cluny, auteur de la fameuse expédition par laquelle les Francs restituèrent à la gloire et à l'empire du Christ, Jérusalem, la Palestine et la Syrie tout entière qu'ils avaient arrachées au joug cruel des Sarrasins. »
Nous avons dit plus haut la légende que lui consacre le calendrier bénédictin de Raubeck.
Citons cette phrase de la IX' leçon de l'ofTice de saint Pierre, évéque de Policastro et troisième abbé de la Gava : « Au concile de Melfi, comme l'abbé était assis tête nue, le bienheureux Urbain II lui envoya une mitre pontificale et consacra solennellement l'église du monastère de la Cava, en présence du duc Roger et d'une innombrable multitude de clercs et de fidèles, après l'avoir enrichie d'indulgences, de privilèges et d'immunités considérables, ^i
Ruinart avoue qu'Urbain II n'eut jamais de fête dans l'Eglise. D'où vient cette restriction ? Ou bien de ce que Ruinart disait que le culte d'Urbain II he s'était pas étendu à l'Eglise universelle ou bien de ce qu'il ignorait le culte qu'on lui rendait à la Cava.
Mabillon qui fait de son côté un bel éloge des vertus d'Urbain II, adopte et semble copier l'opinion de Ruinart sur le culte universel, mais en avouant que son nom se trouve dans quelques martyrologes et dans les actes sacrés avec le titre de Bienheureux. Et il cite à l'appui lé martyrologe bénédictin : « Rommy depositio Beati Urbani^ etc.. »
Teryninons cette longue série de témoignages par les paroles de Montalembert 2 : « Plein de dévouement pour Saint-Pierre, n'ayant jamais trembla devant personne, ni laissé porter la moindre atteinte à la liberté de l'Eglise, ardent propagateur du culte de la Reine du ciel, à laquelle il avait consacré spéciale-