‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 36 sur 356 · Simon habens nomen, inajonim sanguine olaro · texte numérisé non relu

Simon habens nomen, inajonim sanguine olaro

Francoruni procerum, pai-s ejro magna fui. Paupertatis amans, patriam nmndumque reliqui

Chrislum divitiis omnibus antï*feron55.

Post ad aposlolicam cœlostis principis aulam

Eximius tanti me patris egit amor.

Quo duce promerear tandem super astra levari : Ho3pitor hic sacras conditus ante fores. MiGXE, PaL lai., CLI, 581. — Boll., t. \1I, 5 cet. •2. Il est fait le plus bel «'«loge de (iorvais et de son administration dans uno lettre du pape Alexandre II. Labbe, ConciL, IX, 1118, sqq.

Tandis que Gervais avait aimé la science, Manassès était loin de briller par Féclat des connaissances intellectuelles; le premier construisait des églises, le second les ruinait; celui-là honorait les religieux, celui-ci les persécutait ' . Malgré les avertissements du Siège apostolique, Manassès trafiquait des choses saintes, gaspillait les trésors des églises confiées à sa sollicitude pastorale, dépouillait les clercs et abusait de son pouvoir jusqu'à lancer des excommunications injustes. Il refusa de comparaître au concile d'Autun convoqué par Hugues, évêque do Die, légat du Saint-Siège en France, et on le suspendit de ses fonctions. Malgré la miséricorde de Grégoire VII qui voulut bien Vy rétablir, l'archevêque de Reims, bientôt oublieux de ses promesses, retomba dans ses premiers égarements. Il fut solennellement déposé par le légat du Pape dans un concile qui eut lieu à Rome en Tannée 1080.

Bruno, le maître et Tami de Tévéque d'Ostie, avait, ainsi que plusieurs autres chanoines, particulièrement souffert des déprédations de Manassès. Tous ils avaient vu détruire les maisons qu'ils possédaient à Reims, leurs biens spoliés et leurs prébendes vendues. Lorsque Grégoire VII écrivit au scandaleux archevêque la sentence définitive portée contre lui, il laissa au coupable un délai de six mois pour se pourvoir devant un tribunal d'évêques, et ne promit indulgence qu'à la condition que Manassès rétablirait Bruno et ses compagnons dans l'intégrité de leurs biens.

On peut croire qu'Odon ne fut pas étranger à cette particulière attention de Grégoire VII pour le chancelier de l'église de Reims, l'illustre ami des premiers jours.

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