‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 5 sur 356 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

la sainteté de ses prêtres en préconisant pour eux la vie commune. Nous avons eu soin de noter ses préférences marquées pour les chanoines réguliers qui, à cette époque, en dehors de la vie strictement claustrale, commençaient , dit V Histoire Littéraire de la France , à faire grand bien dans l'Eglise , et dont les bienfaits ont laissé des traces profondes dans les annales du clergé.

L'histoire n'a d'autre culte que l'amour du vrai. L'Eglise elle-même ne peut avoir de meilleure apologie que la vérité historique. Ses faiblesses, souvent, ne sont pas le moindre argument de sa force et de sa pérennité, puisque, apparemment chancelante par la faute des hommes, elle demeure invincible par la force de Dieu.

Aussi nous sommes-nous efforcé de mettre en pratique le conseil de Cicéron à l'historien : « Ne rien avancer qui soit faux, ne rien celer de ce qui est vrai » ; et plus particulièrement encore celui de Joseph de Maistre, dans son livre Du Pape : « On ne doit aux Papes que la vérité et ils n'ont besoin que de la vérité, î)

Seulement la vérité, pour Urbain II, fut toujours belle en dépit des tristes réalités qui l'entouraient. Il demeura la gloire de ce qu'il y avait de plus glorieux alors : les moines, la France, la Papauté. Urbain II a été vrai moine, l'infatigable appui de ses frères (|u'il a

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menés à l'assaut de toutes les réformes , vrai Français de cette France chevaleresque qu'il a conduite, avec l'épée des croisades, à d'immortelles destinées, vrai Pape enfin, défenseur irréductible de ce que Dieu aime le plus en ce monde, d'après la parole d'Anselme de Cantorbéry, la liberté de l'Eglise.

Reims, le 21 novembre 1902, ea la fête de l a Présentation de la Très Sainte Vierge.

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