‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 57 sur 356 · DoM Bouquet, Rec, d. H, F., XIV · texte numérisé non relu

DoM Bouquet, Rec, d. H, F., XIV

2. ...! Mihi omnium indignissimo contra omne votum et desiderium, Deus scit, et plurimum renitenti... • Don MARrÈNE. Vel. Script., 1. 1, p. 521.

3. Gloriosus autem Hildebraudus et pedissequus ejus Urbanus. Mon, Germ, hUl. Benonis scripla, II, 375.

4. Doniini bellatores stélis... ipse autem Deus pacis. Don Martène, Vel. ScHpL, t. I, p. 521.

5. Nous ne voulons pas prétendre par là que Gn^goire VH, comme beaucoup

L'archevêque de Reims, Renault du Bellay, aurait-il été de la part du pape, affectueusement sollicité, comme Tabbé Hugues, de venir à Rome partager le fardeau avec celui qui portait la tiare? C'est ce que croit dom Marlot d'après une charte datée du commencement de 1089 et dans laquelle Renauld déclare qu'il se rend à Rome où il est mandé par le Pape ^. Mais cette lettre ne nous est pas parvenue. Cependant, ce n'est pas ce que laisse supposer une autre lettre qui fait partie de la Collection Britannique et dont nous ne savons pas au juste la date. Urbain II y rappelle à Tarchevôque qu'il ne doit pas ignorer les griefs que l'Eglise Romaine a contre lui. Le principal est que, ayant reçu le pallium des cardinaux, pendant la vacance du Saint-Siège, à la condition de se présenter au ' souverain Pontife aussitôt son élection, il a tardé depuis longtemps à remplir la condition exigée 2.

Nous avons perdu la lettre qu'Urbain II écrivit, au rapport de Domnizo, à la comtesse Mathilde, pour l'exhorter à persévérer dans la défense du Saint-Siège contre les schismatiques. Comtesse de Toscane^ Mathilde avait pris, depuis quelques années, une position prépondérante en Italie. Mais elle avait consacré uniquement au service des papes et ses biens et sa personne avec autant d'humilité que de dévouement, elle qui faisait toujours commencer ses actes publics par ces mots : « Moi, Mathilde, par la grâce de Dieu, si je suis quelque chose... » Fille de Béatrix, elle avait, toute jeune, suivi sa mère au combat quand celle-ci, sur les frontières de la Lombardie, luttait contre l'invasion allemande de l'antipape Cadaloiis.

le veulent, ait été d'une dureté outrée. II suffît de lire ses lettres pour être convaincu qu^il était plein de miséricorde surtout quand il s'agissait de lancer une excommunication. Hugues de Flavigny le nomme « Papa mitissimus », et Mahillon, le défendant contre les accusations d'absolutisme impitoyable, dit de lui : • ad commiserationem et indulgentiam propensior erat •. (Annal. Bened., t. V, 1. I50). Toutefois, il est juste de reconnaître que le côté prédominant de son caractère fut la fermeté persévérante, parfois rigoureuse, tandis que dans Urbain II la «louceur est la plus forte.

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