Pfllgk-H. Acta, II, n
2. MioNE, CLl, 392. L'abbaye bénédictine de Moissac était habitée par plus de 500 religieux. Le roi était seigneur de Moissac pour une partie et l'abbé pour l'autre. — A propos des comtes do Toulouse, le Pape leur accorda le privilège d*être inhumés dans la basilique Sainte-Marie de la Daurade, à Toulouse.
X MiGNE, CLI, 392.
béni de vous avoir enivré du calice de sa grâce et rendu pn* t , par les énergies de son souffle agissant en vous, à endurer les orages de l'injustice, comme à essuyer labeurs et périls pour le triomphe du bien! Nous ne doutons pas que ce ne soit pour vous une grâce de choix de la part de ce Dieu qui, dans les temps de persécution, par une disposition miséricordieuse de sa providence, éprouve et crible ses élus. Mais pour qu'ils ne finissent pas par se perdre ou s'effondrer dans le désespoir, il les soutient de sa puissance, il les relève plus forts et plus disposés que jamais, à tout affronter pour sa cause. Ainsi vousmome naguère, nous le savons de source certaine, n'avez-vous pas prodigué à d'autres, victimes comme vous des bons combats, les bons offices de votre charité et pourvu au delà de vos forces aux besoins des iidèles, avec un cCeur débordant de joie et une franche gaieté de visage ? Xe vous a-t-on pas vu attaquer les nouveaux ennemis de TEglise, simoniaques et guibertistes, avec les traits vigoureux de votre parole, heurter la muraille branlante de leur raison avec le bélier de la foi et réconforter les athlètes de Dieu qui avaient perdu cœur dans l'action ? Maintenant le Dieu des miséricordes est témoin de votre vaillance, et sa majesté supn^me vous fait l'honneur de souffrir quelque chose pour Celui qui, en vue de votre glorification, n'a pas rougi de subir les hontes de la croix. II vous faut donner votre réponse k de si larges bienfaits, recevoir avec reconnaissance le calice qui sauve, courir à l'honneur du Roi éternel et, en toute situation, invoquer, chanter, bénir et magniiier ce nom qui vous a donné l'intelligence des choses. Les ruines temporelles que vous subissez ne vous doivent point émouvoir; n'ayez souci d'avoir «Hé chassé de votre église par Téveque Obert, satellite de cet Henri, le trouble-féte de la chrétienté, le vendeur sacrilège des églises, le fléau de l'empire romain, le patron des hérétiques! S'il a appelé à lui le père de famille Beelzebub, combien plus les gens de son infernale maison ! S'il a porté une main meurtrière sur la sainte et apostolique Église romaine, vous étonnerez-vous que le glaive de sa fureur soit arrivé jusqu'à vous? Si le premier des prêtres qui, dans la personne de Pierre, a reçu
du Tout-Puissant, par un privilège singulier, le pouvoir d'ouvrir et de fermer à qui il veut les portes du céleste royaume, si ce premier des prêtres s'est vu chasser de son trône pontifical par le tyran, s'il a trouvé élevée à sa place, dans le lieu saint, une statue d'or que l'impie faisait adorer à qui il i)ouvait, vous, vous seriez ébranlé d'avoir été violemment chassé par lui et de voir à votre place une idole abominable d'argile et de fer? Réjouissez-vous donc plutôt de partager, par la volonté de Dieu, les souffrances et le sort des saints ! Si vous ne vouliez pas endurer la perte de vos biens pour le Christ, comment pourriezvous soutenir avoc joie les cruautés de la mort pour la cause du même Jésus? Je le crois, c'est la volonté d'en liaut et l'ouvrage de la divine miséricorde, que quelque puissance humaine* vous permettra de franchir cette fosse de malédiction et de perversité, car il ne se peut que le juste meure avec les impies et que le miroir de votre beauté morale soit le moins du monde terni par le voisinage des laides choses qui l'environnent! Estil im rempart qui restât inébranlable, une âme qui demeurât figée dans son immobile fermeté, en présence d'animaux immondes repus et grognant sans fin, devant une tourbe de dépravés qui feraient le siège de votre innocence? Que faire quand le porte-étendard de l'Antéchrist, Obert, la bète de somme de Satan, le disciple avéré du perfide Simon, dédaigneux des jugements du Pape, lui qui ose fouler aux pieds l'épouse du Christ, achète et vend les églises pour les perdre en les exposant à lu profanation, au brigandage et à la ruine? que faire quand ce malheureux, ou entonne la menace, ou s'efforce d'incliner vers vous la tète sous le charme de ses diaboliques et perfides minauderies? Naguère, dans le dernier concile, nous l'avons condamné avec l'autorité du Très-Ilaut, du bienheureux Pierre et de la sainte Eglise romîiine que nous servons avec l'aide de Dieu; nous l'avons déjà excommunié avec son Guibert, la bèt(^ terrible et multiforme ^ qui est montée de la mer, qui fait la guerre aux saints et qu'adorent ceux dont le nom n'est pas écrit