SCÈNE IV
ALBERT et LAURENCE assit, JACQUES et BIDART, armés d'instruments de pèche; MERCIER»
JACQUES
Puisque Mosca m'a dit...
MERCIER9 entrant, à Jacques.
Prouvez que je m'abuse, Qu'Albert ne veuille pas, que Laurence refuse. De l'épouser, alors, mon rêve étant brisé.
J'accepte le parti par Mosca proposé !
BIDART.
Et vous avez raison, l'orgueil est chose vaine! Moi, quand je suis venu du fond de la Touraine, Je portais des sabots!...
(a Jacques, qui hausse les épaules.)
De gros sabots; tant pis $ cela vous dépMt, quant à moi, je le dis!
JACQUES
Eh I vous le dites trop ! quel besoin détestable Avez- vous de crier à tout le monde, à table, Au salon, en plein air, d'une voix de stentor : Oui, Messieurs, à vingt ans, je n'étais qu'un butor 1 — On le devine bien, que diantre ! — • A votre place. Je voudrais le sonner avec un cor de chasse, Aûn que les échos répétassent au loin :
C'est moi qui suis Bidart, et j'ai... porté du foin!
BIDART.
Oui, votre orgueil pâtit d'un si vil parentage, Mais comment réparer le grand désavantage De ne pas être issu d'un duc fleurdelisé.
Pour calmer les douleurs de votre orgueil lésé?
.ALBERT, à Laurence.
Ils se disputent, mais s'adorent Tun et l'autre.
MERCIER, à Bidart.
Votre humilité feinte est une bonne apôlre Qui fait l'usure en grand, à de gros intérêts.