C. FALLER
qui aura lieu dans les Galeries VOLLARD, 6, rue Laffitte du 7 au 17 Décembre 1905 (Dimanches exceptés) de 10 heures à 5 heures ^(2
Les tableaux exposés appartiennent à
M™^ Delaherche, née Faller M""^ Edmond Faller M. Armand Faller
MM. René de Chaudesaigues de Tarrieux Christian Cherfils Meynis de Paulin
MOUQUET
Pacton
Louis - Clément Faller, né à Habsheim (Alsace), le 1^^ juin 1819, fit ses études au collège de La Chapelle-sous- Rougemont, puis à Fribourg, sous la direction des Jésuites. Ses parents, ayant perdu un fils qui se destinait à l'état ecclésiastique^, voulurent faire suivre à Clément la même voie. Mais ses goûts étaient autres, et le jeune homme, pour bien le faire comprendre, s'enfuit du collège en sautant le mur. Par une froide journée d'hiver, à travers une campagne couverte de neige, il rentra chez ses parents à pied, sans argent, heureux de l'indépendance reconquise.
C'est ainsi qu'il revint de Fribourg à Ribeauv^illé, seconde demeure de ses parents qui voulurent alors le placer dans le service des Ponts et Chaussées. Cette nouvelle direction ne lui convint pas davantage, et il déclara vouloir étudier la peinture.
On l'envoya donc à Paris en 1838 ou 1839. Tout en étant obligé d'y suivre des cours de philosophie, il s'empressa d'entrer à l'atelier de Paul Delaroche, puis fut élève de Delacroix^ et entra aux Beaux- Arts.
^ La famille de C. Faller compte plusieurs notabilités eccle'siastiques, entre autres le Chanoine Faller, de Mars-la-Tour.
2 Eugène Delacroix recommande son élève dans le billet suivant, conservé par la famille Faller: «Je certifie que M. Faller, mon élève, est en état de concourir pour les places et je prie Monsieur le Secrétaire de l'Académie de l'inscrire sur les registres de l'École. Ce 5 février 1844.
« Eug. Delacroix, »
Il voulut ensuite voyager, alla visiter des parents habitant la Géorgie et se fixa à Saint-Louis, où il épousa une compatriote. Mademoiselle Maria- Amélie-Pauline Longuemare, âgée de dix-sept ans.
Faller s'installe alors à New- York; il y obtient un franc succès^. La mort de son père le rappelle en France où, à peine rentré, il s'installe à Ribeauvillé avec sa femme et les deux enfants qu'ils avaient déjà.
Peu après nous le retrouvons à Mulhouse, où il séjourne deux ans. Il quitte cette ville pour habiter une propriété de famille dans la vallée de Chevreuse (Orsay). Il y passe huit années à accumuler études et tableaux, puis revient à Paris qu'il ne quitte plus jusqu'à sa mort (1901).
^ Comme peintre et professeur ses références étaient (1864): MM. Williams. Stevens et Williams 353, Broadway. M. Greene, 353, Broadway.
M. Edward Dechaux, 709, Broadway.
MM. Goupil et C», 366, Broadway.