SOU V E K I U S
grande partie à mon poème Jeanne, j'ai plus hanté ses personnages que ceux que je coudoyais dans la rue.
Vingt fois je me suis brouillé avec eux, malade de leur tyrannique obsession; mais ils furent si tenaces qu’ils m’ont forcé de les conduire jusqu’au bout du poème.
Le jour où j’écrivis triomphalement le mot fin, je me sentis délivré d’une liaison trop passionnée pour être agréable; j’allais donc retrouver ma tranquillité et mon sommeil. Eli bien! ce fut comme une sensation d’exil, loin d’amis dont le commerce avait été parfois bien fatigant, mais qu’au fond j’avais bien aimés.
Cette grande procession d’un gamin de quatre ans sur une voyette bordée d’oseilles, s’est représentée sous mille formes dans ma vie.