‹ Un peintre paysanChapitre 41 sur 70 · LES RUINES · texte numérisé non relu

LES RUINES

Les vieillards, quand près d’eux, semaine par semaine. Le temps a dévasté tour à tour fleurs et fruits,

Les vieillards ont, ainsi que la cité romaine,

Au cœur, un Forum mort plein de temples détruits;

Silencieux désert où leur âme promène Son long ennui stérile, où l’ortie et le buis Et l’herbe solitaire, en l’antique domaine, Ont étouffé l’orgueil des fastes et des bruits;

Où les frontons muets, la légende effacée,

Sous la rouille des ans dérobent leur pensée. Plus de chants, les oiseaux aiment les floraisons;

Plus de prisme charmeur irisant les bruines, Mais de graves Soleils, de calmes horizons Eclairant la beauté dernière des ruines.

1^0 AUBE ET CRÉPUSCULE

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