Idem, p
3. Le second gouverneur anglais à Port-Royal, le colonel Vetch, évaluait en 1713 la population acadienne à deux mille cinq cents âmes. ‘‘Les Français, écrivait-il aux lords du
oran réa rt hertentiasenirmtipinimetéeietieete AU PAYS D'ÉVANGÉLINE 6l
RNA UOPE ERA LS" AA PRE NERO ER ER AUTRE DE ENT FE Quoique, en général, le joug des gouverneurs anglais ne fût pas sévère, cependant quelques-uns d'entre eu: mol:stèrent les Acadiens'et les mécontentèrent par des actes arbitraires, principalement en entravant leurs missionnaires dans l'exercice légitime de leur ministère. Ainsi on voulut les forcer à rejeter l'autorité de l'évêque de Québec, de qui ils relevaient, et à violer par là les règles les plus élémentaires de la hiérarchie catholique. ! On alla jusqu’à vouloir disposer des cures, à déplacer des curés et à les remplaser par d'autres. Ainsi le P. Félix Pain, curé des Mines, s'étant attiré la disgrâce du gouverneur Armstrong, espèce de maniaque qui finit par se suicider, celui-ci prit sur lui de l'enlever de sa cure et de nommer à sa place le P. Isidore, moine récollet frappé d'interdiction, qu'il aurait maintenu dans ce poste, si les paroissiens
commerce, sont, avec les sauvages, les seuls habitants de ce pays ; et, comme ils ont contracté des mariages avec les sauvages qui sont de même, religion, ils ont sur eux une puissante influence. Cent Français, nés dans le pays, parfaitement accoutumés comme ils le sont aux forêts, habiles à marcher en raquettes et à conduire des canots d’écorce, sont de plus grande valeur et d’un plus grand service que cinq cents hommes nouvellement arrivés d'Europe. 1l faut en dire autant de leur habileté à, la pêche et à la culture du sol.” — Archives de la Nouvelle-
cosse, p. 6. 6