Canots
exportations aux Antilles s'élèvent en moyenne à cent cinquante mille dollars par an.
L'esprit d'entreprise des frères Pothier n’a d’égal que leur esprit de générosité et de zèle pour tout ce qui touche aux bonnes œuvres et aux intérêts religieux.
Les proscrits dont ils descendent vinrent à travers les forêts d'Halifax, où pendant quelque temps, ils avaient été détenus en otages. Aux plus mauvais jours, ils avaient erré dans les montagnes des environs du détroit de Canseau, obligés de faire continuellement la sentinelle de peur d’être surpris.
Deux des jeunes filles, ayant eu l’imnrudence de s’'aventurer trop loin à l’orée du bois, l’w.* d'elles fut prise par une bande de Rangers commande par un scélérat bien connu, et immédiatement penaue à un arbre. La douleur et la colère qui s’emparèrent des Pothier, en apprenant cet acte d'atrocité, sont inexprimables. Avec ceite énergie et cette persévérance dont leurs descendants ont hérité, ils jurèrent de venger ce crime sans nom,et se mirent à la poursuite du meurtrier. Pendant des mois, ils l’épièrent nuit et jour à la manière des Sauvages, si bien, qu’enfin ils réussirent à mettre la main sur lui. Le garotter, lui mettre une corde au tou, et l’accrocher au premier arbre, fut l'affaire d’un instant.
De Tousquet à Sainte-Anne du Ruisseau (Ee!/ ‘ Brook), autrefois Sainte-Anne du Cap de Sable, la physionomie du pays n’a rien de remarquable.
La prédilection des Acadiens pour le saule, cet arbre mélancolique si bien en harmonie avec leur destinée, n’est pas moins prononcée aujourd’hui qu’au temps jadis. Partout où il y a des Acadiens, vous êtes sûr de voir des plantations de saules, qu'ils désignent à tort sous le nom d’osiers. Ils en font des avenues le long des chemins ; ils en entourent leurs vergers dont ils aiment la culture autant que leurs pères. Parfois, on voit un de ces énormes saules dresser son tronc noueux auprès d’une maison. l'embrasser de ses branches et lui faire un dôme de son pâle feuillage.
À voir comme ils en plantent sur les tombes, on dirait qu'ilsont deviné la pensée du poète français : ‘* Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré, Sa pâleur m'en est douce et chère,
Et son ombre sera légère A la terre où je dormirai.” 1