Histoire manuscrite du séminaire de Québec
“ nourrir cent mille bêtes à corhes ; l’herbe qui y “ vient s'appelle miselte, très propre pour engraisser “ toutes sortes de bestiaux. Aux deux côtés des “ dites prairies, ce sont de douces côtes toutes cou- ‘“ vertes de bon bois franc; on y a déjà fait plus “ de vingt-deux habitations sur de petites émi- “ nences que les habitants y ont choisies, pour avoir “ communication dans les prairies et dans les bois, “11 n’y a aucun de ces habitants qui n'ait trois “ ou quatre corps de logis assez raisonnables pour “la campagne. Ce lieu de Beaubassin est si heu- ‘ reusement situé pour faire des nourritures con- ‘“ sidérables de bestiaux, que si l’on établit à Port- “ Royal des relations régulières avec nos iles de “ l'Amérique, il s'y trouverait assez de bestiaux “ pour le commerce des îles, et leur fournir leur “ provision de bœuf, que l'on tire des pays étran- ‘ gers. ” !
Le fort Cumberland est un vaste pentagone dont les remparts assez élevés et bien conservés, sont en terre recouverte d’une épaisse couche de gazon. Les courtines sont percées de casemates dont la cons-