M. Flour
volontairement à des enfants pauvres et abandonnés ! Mais ce que l'abbé de Préville voulait, avant tout, c'était un patronage. Telle était sa préoccupation constante ; de plus, il ne tarda pas à sentir, avec son zèle ardent, que ses journées n'étaient pas suffisamment remplies par une messe célébrée à l'orphelinat, et par un petit mot dit, le soir, à quelques enfants.
C'est alors que l'idée lui vint d'utiliser la cour de cet établissement qui lui avait ouvert ses portes, pour l'œuvre qu'il projetait. Puisqu'il ne trouvait pas de local qui put lui convenir, pourquoi ne grouperait-il pas le jeudi, à l'heure où les orphelins sont en promenade, quelques enfants des écoles qu'il recruterait comme il pourrait ? Assurément, personne autour de lui, ne l'encourageait à persévérer dans son dessein. Le dirons-nous ? Ses confrères même, et surtout, lui faisaient de fortes objections. « Vous- ne réussirez pas, lui disait un des membres les plus haut placés du clergé (l),vous ne réussirez pas ; j'ai essayé avant vous : il n'y a rien à faire, en ce g-enre. » M. de Préville n'écouta que son zèle d'apôtre