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CHAPITRE ONZIEME

La Piété dans l'Œuvre de M. de Préville

Moyens d'action employés par

M. de Préville pour porter ses enfants

a la Piété sérieuse : Les Associations,

les Retraites

Différentes Retraites de l'Œuvre

Idées de M. de Préville

sur les « Retraites par Groupes »

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LA véritable raison du succès de l'œuvre de M. de Préville, c'était la piété qui y régnait. Or, si nous cherchons les principaux moyens employés par le saint directeur pour obtenir ce résultat, nous en trouvons surtout deux que nous allons essayer de mettre en lumière.

Son premier moyen d'action fut la Garde d'honneur du Saint-Sacrement ». Déjà nous avons parlé de son institution et du but général que poursuivait M. de Préville en l'introduisant dans son œuvre : faisons ressortir en ce moment l'influence exceptionnellement heureuse qu'elle exerça sur le patronage.

Une fois de plus, il importe de montrer la puissance des associations au sein des œuvres de jeunesse. Les prêtres qui se

dépensent dans ces sortes de ministère n'apprendront rien en lisant ces pag-es ; mais elles seront peut-être de quelque utilité pour certaines âmes moins expérimentées.

Dès le commencement, AI. de Préville s'attacha à faire comprendre aux quelques membres de la « Garde d'honneur » qu'ils devaient être comme le pivot du patronage.

« C'est vous, leur disait-il le 1 1 mars 1874, qui devez allumer dans tous les cœurs le feu de l'amour de Notre-Seigneur au Très- Saint-Sacrement. Quelle belle et honorable mission ! Les apôtres n'étaient que douze el ils ont converti le monde. Les gardes d'honneur sont déjà au nombre de seize, et . ils n'ont pas précisément le monde entier à incendier. Courage donc, mes enfants ; soyez fervents pour porter vos camarades à Dieu. » (1)

« Ce qui dépare le plus notre caeur, disait ■ un peu plus tard AI. de Préville, c'est l'égoïsme, cette pensée de nous-mêmes qui nous poursuit et nous absorbe, quand nous devrions mettre en place la pensée des autres. Nous sommes obligés de détruire en nous

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