Voir à la fin de ce volume quelques-uns de ces examens
ce genre. Les premières eurent lieu à l'orphelinat Saint-Joseph d'Hardinghen ; plus tard, elles furent données dans une maison de campagne de Saint-Martin-les-Boulogne.
« A la première retraite, dit-il, je n'avais
que neuf enfants avec moi La caravans
arrivée, je conduisis chacun à sa chambre ; puis à un signal donné, nous descendîmes au réfectoire, où je fis mes communications sur le règlement à observer. Lorsque sonna le couvre-feu, je fis le tour des cellules, sous prétexte de donner à chacun ma bénédiction, mais en réalité pour augmenter l'intimité et prendre dès le commencement la place de la mère absente.
« Cette visite est très utile : elle fait le plus grand plaisir aux jeunes gens qui s'ouvrent alors définitivement ; on leur laisse, en partant, un mot d'encouragement et une promesse de visite pour le lendemain »
Dans cette atmosphère de tendre dévouement, l'œuvre de Dieu se faisait. « La tenue des jeunes gens est excellente, disait encore M. de Préville, au sujet de cette première retraite ; ils sont très heureux et semblent parfaitement disposés. Presque tous sont bien clairement sous l'impression de la grâce
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du bon Dieu : Nous n'avons qu'à louer et remercier Notre-Seigneur. »
Nous avons beaucoup insisté sur l'action de M. de Préville par les retraites. Agir autrement, c'eût été laisser de côté l'un des points capitaux de sa vie sacerdotale. Pour lui, les retraites sont le plus important moyen de perfectionnement moral. Il y revient sans cesse, dans ses conversations, dans ses lettres, dans ses instructions ; son œuvre entière repose sur les retraites. Son désir est de les répandre partout, non seulement dans la ville de Boulogne, mais sur toute l'étendue du diocèse d'Arras et dans la France entière. Beaucoup de retraites d'hommes, qui se donnent chaque année à l'époque du carême dans plusieurs grandes villes, lui doivent leur origine.
Il fallait donc en parler longuement ; mais ce que nous ne dirons pas, parce que c'est le secret de Dieu, c'est le bien que produisirent, dans l'œuvre du saint prêtre, les nombreuses retraites qu'il y fit donner.
Ses successeurs se font un devoir de les continuer, et aujourd'hui comme il y a quinze ans, elles sont l'occasion des plus belles victoires et des plus héroïques résolutions.