‹ Un pere ou La famille Simon drame en trois actesChapitre 46 sur 57 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

GUSTAVE, puis POTIN.

GUSTAVE. Ah ! que je voudrais être déj4 en présence de ce St.-IIilaire ! hier je regardais le duel avec horreur, je jurais de ne combattre que les ennemis de ma patrie ... et aujou rd’hui cë dési r est comme un feu allumé dans mon sang. Mais qui pourrait me blâmer? me reprocher de ne pas tenir mon serment ? quand c'est pour venger Elise!

potin , entrant Us larmes aux yeux.

Allons, madame Potin i’avoulu. C’est vous M. Gustave?

GUSTAVE. Que demandez-vous?

potin. Moi? rien. C’est madame Poti»

qui veut que j’parle à M. Simon.

Gustave. Pour obtenir votre griee?

potin. Oh ! non , je n’voodrais pas. . .

C’est-à-dire je vendrais bien, mais...

Enfin v’ia c’que c’est. J’vois bien qu’j’âiz-été la cause de toutl'nialhetir. . .C’qu’est bien malheureux tout d’mème , quand malgré ça on n’a pas l’phis p’tit ch’ven à s’arraeher de la conscience. Dam 1 que voulez-vous ? A bien considérer on peut s 1 laisser aller. . . Di* louis! pour un concierge! . . . Qu’est-ce que jedis. concierge? Portier ! j’n’ai jamais été qu’c’a. . . et dix louis pour un portier!... vous comprenez?

, GUSTAVE. Non, je ne vous comprends pas.

potin. V’ià e’que c'est. M. de St.-Hilaire m’a promis dix louis pour aller loi chercher les armes en question.

GUSTAVE. Le misérable! il vous a donné cette somme pour lni rendre un pareil service !

potin. Donné? ça n’s’rait qne d’mimal...y m’a promis... mais pour donner...

bernique ! c’qu’est encore bien plus pire 1

GUSTAVE. Enfin?

potin. V’Ià c’que c’est. Quand madame Potin a su que j’ies avait apporté pour dix louis et que je n’ies avais pas reçus !... ça lui a fait une révolution !.. .. parce qu’elle a les nerft sensibles , madame Potin,

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«a rtu.

Gustave, impatienté . Et que m'importe à moi?..., arrivez donc au fait.

POmi. Via c'que c'est. Comme je pense bien qu'sprés un coup comm’ça qu’ M. et madame Simon n’voudront p’us

m'voir ni ma femme d’un bon œil

j’yiens donner ma démission et

d'mander les vinglquatre heures qu’on accorde à tous braves portiers loyaux qui s’en vont d’une maison ousqu’i n’ont fait ni bassesse , ni..,,, enfin...,, j’demande vingt-quatre heures.

Gustave. Attendez M. Simon , il ne vous refusera pas.

POTI». ,1 sais bien. Mais j’aurais préféré qu'ça soie vous.

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