SCÈNE VI
Les Mêmes, SIMON.
SIMON, riant en les voyant. Ali ! c’est vous incs enfans? diable! diable! il parait que j'arrive mal-à-propos? vous êtes tous les deux dans de bonnes dispositions, à ce que je vois ? je vous dérange peut-être?
ELISE, allant à Simon. Mon père !
Simon . l’embrassant. Eh bien ! mon enfant, tu es émue? il n’y a pas de mal; un jour d’adieu, quoi de plus naturel? si je n’avais pas voulu qu’il en fût ainsi, aurais-je promis ta main à Gustave, à mon Gis d’adoption?
GUSTAVE prenant la main de Simon. Ah!
mon bienfaiteur! mon père!
simon. Oui, oui, appelle-moi ton père :
il y a longtemps que je le suis de cœur, et dans un an, dix-huit mois au plus, je le serai de fait... car tu ramèneras ton vaisseau à bon port, n’est-il pas vrai ?
GUSTAVE. Je l’espère, du moins.
SIMON. Et moi j’en suis sûr. (A Elite.) Ah! ça, j’oubliais de te dire, ma chère enfant, que ta mère est levée, qu’elle t’attend. Nous venons de recevoir la visite de la marquise de Chatcauneuf... que je n’aime guères, ni toi non plus, n’est- ce pas? Nous ne pouvons oublier que cette joueuse infatigable a fait entrer sa passion dans l’âme de ta mère. Cela n’a pas duré longtemps, mais cela m'a coûté cher ! Et l’inconduite do Victor !... Allons, allons, ne pensons plus à tout cela. Va, mon enfant, ta mère se fâcherait peut-être si tu tardais à lui rendre tes devoirs.
EUSE. J’y vais, mon bon père. Custave, je vous reverrai, n’est-il pas vrai?
GUSTAVE. Oui, inachèrc Elise, je reviendrai vous dire adieu au moment de mon départ.
SIMON, <1 Elise. Eli bien! tu t’en vas sans m’embrasser. Ce n’est pas parce que Gustave est lâ, qu’il faut me négliger, moi. [Elle l'embrasse.) Va , va, ma chère enfant !
( Elle fait en ligne d’idicu a Cultive, et aort.)