SCÈNE XIII
regarde Hëiéne, et d’un air embarrassé elle remonte au-dessus du canapé à droite. 'Haut.) Ma chère Hélène...
HÉLÈNE; sc retournant.
Tiens, tu es encore là?
THÉODORINE.
Je ne veux pas que nous nous quittions ainsi fâchées.
HÉLÈNE
J’ai déjà tout oublié.
THÉODORINE.
Je suis allée peut-être un peu loin avec toi.
HÉLÈNE
J'avoue... puisque tu en conviens...
THÉODORINE, descendant au milieu.
Avec lui aussi.
HÉLÈNE, so levant.
Surtout. Mais...
THÉODORINE.
Surtout. Mais que veux-tu? l’habitude, les préventions... J’ai eu tort. Sans se fier aveuglément à la parole des hommes, on peut croire quelquefois à leur loyauté, et même à leur amour.
IlÉLÈ NÉ, à part.
Hein?
THÉODORINE.
C’est rare, mais enfin...
HÉLÈNE
Quel changement !
THÉODORINE.
Le prétexte qu’a pris ton mari pour colorer ses absences n’est peut-être pas au fond aussi faux qu’il en a l’air.
HÉLÈNE
Ah! je suis bien heureuse, ma sœur, de t’entendre parler ainsi. Tu crois donc à la garde nationale?
THÉODORINE, avec uoe conviction comique.
J’y ai toujours cru.
A la prison ?
TH ÉODORINE.
Pauvre Édouard !
* HÉLÈNE
Que l’intérêt que tu lui portes me ravit ! N’est-ce pas qû’on peut être aimée sincèrement?
THÉODORINE.
Ah! oui.
HÉLÈNE
Tu m’enchantes !
THÉODORINE.
Tu m’as pardonnée ?
HÉLÈNE
De toute mon âme !
THÉODORINE.
Alors adieu, Hélène, mais cette fois avec le cœur.
HÉLÈNE, lui prenant les main!.
Te voilà si bonne maintenant, que je voudrais te retenir, te gardèr toujours avec moi. Reste encore !
THÉODORINE.
Impossible ! Je suis attendue, je cours... adieu ! (Elle ion par le
fond.)
HÉLÈNE, seule.
La journée finit mieux qu’elle n’a commencé. Jusqu’à Tliéo—