‹ Un Peu de toutChapitre 3 sur 22 · TUNIS · texte numérisé non relu

TUNIS

:.■ et de l'épopée, sans parler du dan- ,|\^i ut il tragique de ce délicieux Charles-Adolphe

et de la gloire multiple de la comtesse Mathieu Nouilles

I.. poids d'un nom rhcr à l'Histoire de la Science, à la plus noble et plus active actualité, ;i l'avenir !«• plus tutélaire et le plus inespéré n'a pas détourné Mine Marie Jonesco de dire son mot. sa plainte, sa chanson de femme sur sa maison, sur ses voyages et ses pèlerinages, sur son Paris, son Italie, son Helvétie, -;i Corse, s, m Afrique, sa Grèce, son Espagne, sa Bruges et ses pauvres de partout et ses amis les amoureux d'ailleurs.

- poèmes de prose précieuse <i personnelle, ses cantilènes rythmiques, d'une cadence oppressée el sûre, celte fièvre heupeuse t|ui rencontre une sérénité résignée, cet instinct de couleur cl de nuances, ce bonheur d'expression, involontaire et éternel, tout lait image, dans des nerfs, de la sincérité ailée, de la vie crispée et rayonnante, de la pitié et de l'extase, tout esl victoire sans coup férir et l'auteur annexe les territoires,

le-» villes el les villages, les tristesses et les joies jusqu'aux

doutes rencontrés sur la route, les assimile à sa sensibiité, à sun existence intérieure, en l'ait une moisson ardente, un trophée rouge et blanc à lier de ses roses et de ses lys. de ses lys patients, obstinés, tutélaires !

Richesse d'évocation e1 de nostalgie! Le monde n'est pas z grand pour le trésor de passion et de fraternité, pour la divination pénétrante de notre poétesse errante: sa force de vision va au delà... Elle traverse les murs et les remparts, les clochers, les cimes, les placiers et les océans, les aurores el les crépuscules, les civilisations et les derniers et charmants ves-

- de la barbarie pour se retrouver elle-même, dans son trouble et dans son espoir, dans son enfance peuplée de fées et

d'anges, de madones, < I <■ vœux et de secrets, dans ses mystères innocents, dans son paradis en relief, «mi traditions, en hommages, <'ii symphonie, pour se retrouver dans L'aubade journalière de l'aurore, «I»' l'alouette, <lu vent et des lys mouvants.

Et c'est ainsi que cet assemblage de spectacles, d'états d'âme, d'émois en valeur et en musique, que ce panorama changeant ri magnifique, animé d'un souffle plus qu'humain et d'un pathétique féminin et électrique, * 1 1 1 « - cet hymne, enfin, à la vie, à la tendresse, au devoir, à L'abnégation, tout devient un chant religieux <»ù L'humanité prend les prés, les roseraies, Les 1 1 < > — raisons îles campagnes, des cités, les coupoles, Les vagues, les palmiers et les sables pour les offrir «mi holocauste au Dieu d'amour, au Dieu d'inquiétude, et, de proche en proche, au Dieu pur. au seul Dieu, au Dieu de la petite enfance et des premiers rêves, au seul Dieu, et à Dieu seul!

Je suis bien petit garçon pour mêler ma voix discordante à ce concert sublime et savoureux : c'est un honneur pour moi el un plaisir de qualité rare d'avoir sonné, en une trompette de hasard, le juste Los d'un voyageur de beauté, d'une voyante de merveilles, d'une grande âme et d'un grand cœur qui vogue, en clair et noble style frémissant et classique, sur une mer toute gaufrée de nefs byzantines, sur îles rêves tout givrés de lys '.

Ernest LA JEUNESSE.

rde pu ton sein, telle une pierre précieuse, un peu tic mon s illusions, de mes iv\ es évanouis!

Inachallah! Inschailah!^ te reverrai-je ?

ma

7'imis /<j lllaurhe.

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