‹ Un Peu de toutChapitre 9 sur 22 · SO R R E · texte numérisé non relu

SO R R E

SORRENTK

Une lumière fine, irisée, teintée de milles nuances suaves, où toute la gamme des mauves rosés, des Meus hortensias passe; une fine lumière, rappelant les vases laerymatoires trouvés dans les sarcophages grecs, ou bien les très fins cristaux de Galle, se meurt au delà de l'eau transparente, cristalline, de l'eau couverte de nombreuses voiles, telles d'immenses ailes que des papillons blancs auraient perdues en passant.

A travers une longue théorie de maisons teintées de rose, dont toute la gloire est les jardins, partout des Heurs : des ton Iles de camélias aux pétales decire rappelant les très jeunes teints: des orangers aux feuilles sombres, aux globes d'or lumineux; puis la gracieuse pluie des roses pompons, les cactus aux feuilles grasses, les lins palmiers, les pins parasols, les oliviers, argentés, toute cette flore merveilleuse qui parfume l'air attiédi, le jour, etembaume la fraîcheur nocturne de mille arômes suaves.

Au-dessus, la grande voûte bleue, l'as de nuage.

Un crépuscule très court, et voici la nuit où, à travers les étoiles, on voit d'autres étoiles, plus petites, et d'autres encore, toujours des étoiles à l'infini.

La mer est calme. Au loin, le doux chant des Sirènes approche; les Néréides les suivent: de petites vagues l'ont cil... eh... Les Heurs s'endorment et la douce nuit de Naples aux heures parfumées couvre, enveloppe tout.

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