MOELK
fraîchissant u’emportera pas les intérêts de l’ordre.
Goethe crut découvrir à Moelk Yaurea mediocritcis ; mais Horace ne l’a point signalée dans ces caves monumentales et parfaitement garnies. On sait que l’armée française, en marche sur Vienne, ne les a point épuisées, et certainement ces enfants de la gloire n’étaient pas sans avoir soif.
Vienne, qui l’avoisine, ne craint pas plus que Moelk les petits accommodements entre la terre et le ciel; mais il a de moins que Moelk les religieux élans, les aspirations saintes, le goût de la vie contemplative.
Vienne est riant, animé et fort peu ascétique.
Vienne appartient à la vie amusante, à l’entrain, au mouvement joyeux. La musique, la danse et le bien vivre y sont dans l’air; on y travaille parfois, on y étudie un peu, on s’y divertit et on y mange beaucoup.
Munich, vaste et silencieux, est un hommage à l’art. Vienne a des rues étroites qui conduisent au plaisir. Tout y est engageant, facile et gai. C’est une page toujours ouverte de la musique des Strauss.