II
fournis par la branche terminale supérieure dite temporo-faciale qui donne la motilité aux différents faisceaux du muscle orbiculaire des paupières, au muscle sourcilier, au frontal et au muscle de Horner.
Les fibres secrétoires de la glande lacrymale proviennent en grande partie du nerf faciale par l'intermédiaire du grand nerf pétreux superficiel et du nerf vidien qui lui fait suite, du ganglion sphéno-palatin. du nerf maxillaire supérieur et du rameau orbitaire de ce nerf.
Le grand nerf pétreux superficiel, première collatérale importante du nerf facial, sort du ganglion géniculé au premier coude de l’aqueduc de Fallope. Sa paralysie explique l’absence ou la diminution de sécrétion lacrymale qu’on observe dans certains cas de paralysie faciale.
Comme généralement la paralysie faciale a des symptômes de plus en plus nombreux, suivant que la névrite du nerf remonte plus haut, on pourrait, d’après l’étude de la sécrétion lacrymale préciser le diagnostic de la hauteur de la lésion. Je sortirais de mon cadre en m’étendant sur ce point de diagnostic anatomique si bien étudié par Erb car je me maintiendrai dans l’étude des symptômes oculaires que je
vais aborder de suite.
Signes oculaires de la paralysie faciale.
La paralysie périphérique du nerf facial se traduit cliniquement par des troubles de plusieurs ordres : ce sont des troubles moteurs, sécrétoires, sensoriels et trophiques.
Les plus constants et les plus intéressants à notre point de vue sont les troubles moteurs. Je laisserai les autres dans l’ombre pour n’étudier que ceux-ci, en particulier ceux qui intéressent les paupières.
De la connaissance des fonctions du nerf facial découle naturellement l'énumération des symptômes oculaires de l’hémiplégie faciale.
La paralysie de l’orbiculaire se traduit par l’impossibilité de fermer l'œil. L’orbiculaire est le seul muscle capable de produire l’occlusion complète de l’œil d’une façon directe.
Avec l’occlusion volontaire disparaît l’occlusion réflexe. Le contact de la surface oculaire ou l’exposition à une vive lumière ne déterminent plus ce mouvement de défense qui constitue le clignotement. Le clignotement physiologique, au rôle si important, est également supprimé. L’occlusion volontaire aboutit néanmoins à un certain rapprochement des paupières dû uniquement au relâchement du muscle releveur de la paupière supérieure innervé non par le facial, mais par lenerf moteur oculaire commun.