RARES
le globe oculaire qui se convulse en haut et d’une égale quantité.
Il est vrai que dans le symblépharon les rapports normaux des paupières et du globe de l’œil sont détruits. On peut donc considérer le phénomène que nous avons décrit comme particulier à la paralysie de l'orbiculaire. :
Ce phénomène est constant dans les paralysies de l’orbiculaire, il est plus ou moins accentué suivant l'intensité de cette paralysie, mais il ne manque jamais à moins que par suite d'anomalie les rapports anatomiques unissant les paupières au globe oculaire ne soient modifiés.
Les observations qui suivent ont été prises à la clinique Charcot. Leur partie électro-médicale est due à l’obligeance de M. Huet, chef de laboratoire,
à qui j'adresse mes plus vifs remerciements.
a OBSPAVATION I
Paralysie faciale droute.
FA
+ Com... Armand, âgé de 58 ans, garçon de recettes. Après CAR 1 avoirressenti dans les membres supérieurs des douleurs et souf- Se k: #0 = fert d’une céphalée contusive pendant quelques jours, il s’aper- ; | k çoit le 10 décembre à son réveil qu'il a la figure de travers et ne. & que son langage est embarrassé. 2.
E: Les jours suivants il eut derrière l'oreille des élancements BT - douloureux s'irradiant vers la nuque. À aucun moment il | n’eut de trouble du goût ni de l’ouïe. Îl présente à son examen, | =
le 30 décembre, la déviation du visage caractéristique de la ; £
3 paralysie faciale. L'examen électrique donne les résultats sui-
4 vants :
| Hypoexcitabilité faradique et galvanique du nerf facial droit,
6 | ainsi que des muscles. ; En outre les contractions provoquées sont un peu lentes et
il y a inversion de la formule P.F.C. < N.F. C.
Après deux mois de traitement par les courants continus
on trouve qu'à la région frontale les muscles réagissent plus vivement au courant galvanique et que l’inversion n'existe plus. Elle persiste encore dans la région sous-orbitaire et dans la région du maxillaire, où les contractions sont plus lentes,
Examen de l'œil. — L'œil est largement ouvert à droite. Entre la paupière supérieure et la paupière inférieure, l’écartement est de 13 millimètres droite et de 10 millimètres seu— lement à gauche. Dans le sommeil l'occlusion est incom— plète. Dans l’état de veille, l’occlusion volontaire des paupières. en position primaire, c’est-à-dire dans le regard horizontal, détermine du côté malade l'ascension lente du globe oculaire pendant que la paupière supérieure s’abaisse d’une certaine quantité et la paupière inférieure s'élève légèrement. Entre elles persiste une fente triangulaire ouverte en dedans où elle mesure 5 millimètres. Le signe normal de Bell se présente nettement.
Dans le regard en bas la paupière supérieure suit le globe de l'œil presque aussi exactement que du côté sain. Dans cette position, si le malade ferme les yeux en même temps que la cornée s'élève, les deux paupières s’élèvent d’une façon bien nette laissant entre elles un écart de 5 millimètres supérieur à celui qu'on voyait dans le regard en bas.
Le signe de l'ascension des paupières est bien visible.