OPINIONS
Les maîtres de la poésie et de la critique contemporaines ont, à différentes occasions, témoigné de leur admiration pour le talent si franc de leur confrère. Qu'il nous soit permis de distraire quelques fleurs de cette couronne qui enserre le front du poète bressan.
En premier lieu écoutons la voix autorisée de Sully Prudhomme qui lui rend justice en ces lignes inédites ;
« Gabriel Vicaire est à mon avis, un poète de remarquable valeur. Il est doué de qualités d'autant plus précieuses qu'elles deviennent de plus en plus rares chez les écrivains en France et qu'elles caractérisent le mieux le génie français dans ses origines nationales, je veux dire : une vision claire des choses concrètes et l'aptitude correspon-
dante à les dépeindre, plus de penehant à la vivacité d'esprit, à l'entrain qu'à la rêverie et à la contemplation, une sensibilité fine sans mièvrerie dans l'expression la justesse originale sans la recherche.
« Ces caractères n'étaient plus guère conservés intégralement que dans la chanson de bon aloi. Vicaire les a maintenus dans un autre genre avec tous les scrupules d'un artiste consommé.
« Son vers est très bien construit, robuste et harmonieux. Je ne vise dans cette appréciation trop sommaire que les parties de son œuvre qui me semblent exprimer sans mélange son tempérament poétique. Je ne crois pas que son inspiration puisse être comparée à celle d'aucun poète étranger. Ilest français éminemment. On pourrait citer plus d'un de nos grands poètes à qui cette définition ne serait pas applicable :
On m'a dit, l'an dernier, que j'imitais Byron.
Certes Musset «buvait dans son verre. Vicaire aussi, mais il ne s'est même pas exposé à un pareil reproche. »
En parlant d'un mystère moderne que Gabriel Vicaire a composé, Saint IVicoIas, le
lyrique ingénu Théodore de Banville s'exprimait ainsi :
« J'ai lu le Miracle de saint Nicolas avec ravissement. La religion des petits avec Jésus enfant et la Sainte Vierge, dame du Printemps, est délicieuse. Et les Cagnard ! Excellentes figures naïvement horribles. C'est écrit dans une langue forte, saine, vraiment française. C'est ainsi que peuvent et doivent naître les poèmes, de l'imagination populaire, rythmée et mise dans une forme solide par l'artiste. Cela est beau, tout à fait beau, et on croirait que saint Xicolas lui-même vous a aidé, car en ce temps d'écritures épileptiques ou maussades, ce n'est pas un mince mérite d'avoir pu faire une œuvre brillante et riante comme une fleur î »
François Coppée dans son recueil d'articles intitulé Mon Franc Parler (1), nous parle du poète exquis qui illustra le nom de Gabriel Vicaire en ces termes :
« En voilà un qui n'est pas à sa place ! car tandis que la critique se bat les flancs et tâche de s'exciter pour toutes sortes de tentatives pédantes et prétentieuses c'est à peine si je lis de loin en loin, accompagné
(1) Lemerre, éditeur.
d'un maigre éloge le nom du délicieux auteur des Emaux bressans et de la Légende de saint Nicolas, Il a un grand tort, c'est vrai, par le temps qui court. Il parle une langue pure et claire comme l'eau des cressonnières ou comme les yeux de sa blonde. Et puis — autre infériorité — tout, dans son aimable génie, amour de la tradition, grâce légère, naïveté malicieuse, mélancolie vite dissipée, pointe d'épicurisme, tempérament à la fois sensuel et sentimental, rythmes dansants, refrain de chansons, tout est français — français comme un vieil ormeau de nos grands chemins ! Pour le moment nous cherchons un Lamartine islandais ou un Victor Hugo bulgare et nous n'avons pas le temps de remarquer que Gabriel Vicaire est un des plus savoureux poètes de chez nous.
« Vous en qui palpite l'âme des aïeux, lisez bien vite Au Bois Joli, le dernier recueil de Gabriel Vicaire. Vous l'y retrouverez tout entier, mais un peu changé cependant, sans avoir rien perdu de ses séductions. Plus qu'autrefois sa fantaisie se teinte de rêve, son imagination se peuple de magiques chimères. Un soir, ce bon vivant a pénétré dans la forêt shakspearienne, il y a rencontré la Reine Malo, il en est tombé amoureux et si.
au retour, il s'assied encore sous la tonnelle, à la porte du cabaret, il ne prend plus la taille de la servante et il reste pensif devant son verre plein, croyant voir la fée qui lui sourit dans un rayon de lune. »
Joséphin Soulary, répondant à l'envoi que lui avait fait notre poète, des Déliquescences^ marquait son approbation pour l'œuvre et témoignait de sa sympathie pour un de ses auteurs dans la lettre suivante;
Lyon, 2-2 juillet 1885.
Cher confrère et ami,
A^ous pouvez vous vanter de m 'avoir procuré une pinte de bon sang, en me donnant à lire ces Déliquescences qui sont en train de faire le tour de la Presse et qui seront demain hors de prix, comme une curiosité d'amateur et une rare fantaisie.
Vous ne pouviez mieux saisir le ridicule de cette littérature du jour, à laquelle les gens de ma génération ne comprennent plus rien, et la parodie que vous en faites est une merveille d'imitation réussie.
Je vous remercie d'avoir pensé qu'il me serait agréable de recevoir de vous ce petit souvenir d'amitié : J'attache un prix particulier à tout ce qui sort de votre plume et je suis heureux de cette circonstance qui me permet de vous renouveler l'ex-
pression de ma haute estime pour le poète, de mon inaltérable affection pour l'homme.
Ma main dans la vôtre.
JOSKPHIN SoiLARV.
Verlaine, ce gi-and poète inégal, que d'ailleurs Adoré Floupette mit en scène en sa préface à^s Déliquescences ^ sous le surnom assez transparent de Bleucoton, portraicturait ainsi son camarade, dans les Hommes d'aujourd'hui, bibliographie parue chez Vanier.
Il réimprimait à cette occasion un sonnet qui est un hommage rendu à son talent de belle et loyale franchise d'art :
\'ous êtes un mystique et j'en suis un aussi. Mais vous, léger, charmant, on dirait du Shakspeare Moi pas mal sombre, un Dante imperceptible et pire Avec un reste, au fond de pécheur mal transi.
Je suis un sensuel, vous en êtes un autre, Mais vous gentil, rieur, un Gaulois et demi. Moi l'ombre du marquis de Sade et ce, parmi, Parfois des airs naïfs et faux de bon apôtre.
Plaignez-moi, car je suis mauvais et non méchant. Puis tel vous, j'aime la danse et j'aime le chant. Toutes raisons pour ne plus m'en vouloir qu'à poine.
Et puis j'aime ! Tout court ! En masse, en général Depuis la fille amère au sourire sépulcral Jusqu'à Dieu tout-puissant dont la droite nous
[mène !
Il ajoutait, en pi'ose cette fois :
« L'homme, en Vicaire, est bien le père du poète. Rondeur fine et bonhomie malicieuse, belle humeur sans tumulte et mélancolie suffisante, un souci du naturel et de la bonne, de la vraie simplicité, celle des grands classiques anciens et modernes, avec un goût exquis de terroir que parfume encore un souvenir très discret, mais très savoureux, de fortes et judicieuses bonnes études, tel l'homme, tel le poète qu'est Vicaire.
« J'ai le bonheur de le connaître d'assez longue date et m'applaudir de plus en plus d'être de son intimité. Causeur sans pair, de l'érudition doublée d'expérience (en dépit de son âge encore en fleur), un bon rire judicieux, la poignée de main moins facile que merveilleusement sincère, voilà pour l'ami.
« Bien qu'absolument indépendant en sa qualité de poète très français et bien français, Vicaire fréquente dans les divers groupes littéraires d'autrefois et d'aujourd'hui. Je l'ai connu comme au café Voltaire du temps de ce
tant regretté. Valade, Mérat, Mercier, Gineste — jadis Cabanermort aussi ! — Burty, autre absent, l'a jamais pleuré, Charles Gros, ses frères, tant d'autres et moi, que de belles conversations, controverses, discussions, paradoxes et utopies.
« Nous déchaînâmes là !
« Vicaire y prenait une part considérable et son ferme bon sens, son esprit, son à-propos ne formaient pas le moindre agrément de ces belles et bonnes soirées.
« Depuis ont éclos puis disparu, les Hydropathes, les Hirsutes dont Vicaire ne fit point partie, mais de qui il était et reste l'ami fêté. Les Décadents et les Symbolistes un peu plus tard, l'eurent aussi comme hôte favori et je crois bien que l'Ecole Romane nouvelle création, se le paiera comme un bon camarade incapable d'une amertume quelconque encore que susceptible de tels inappréciables bons conseils.
« Il fait beau et bon écouter Vicaire quand secoué de son rire si aimable et si malin il refuse ou relorgne quelque sottise ou quelque erreur. Il est bon encore de le voir qui allume son cigare entre deux jolies répliques. Bel et bon surtout de le lire et de le relire. »
Jules Claretie, le fin lettré, Térudit administrateur de la Comédie-Française disait de son côté avec esprit :
« C'est en touchant la bonne terre que la poésie reprend des forces et la fable d'Antée est peut-être tout simplement l'histoire des poètes. Et Gabriel Vicaire plus que personne nous a montré la réalité du symbole. Il fut poète et poète exquis et poète durable dont ont saluera le nom dans l'avenir et dont on redira les vers, parce qu'il fut de sa race et de son pays et de ses champs et de sa terre bressane. Il a conquis un coin de France. Il y a chanté, il y a pleuré, il y a aimé.
« Heureux ceux qui ne demandent au monde que la fosse pour dormir! Un jour sur le tertre de la bonne terre de Bresse, s'élèvera la statue de celui qui a choisi son coin pour rêver. »
Henri Fouquier, le brillant journaliste, en une de ses chroniques pleines d'aperçus ingénieux, célébrait à son tour, dans UEcho de Paris, au lendemain de sa mort, les aimables vertus du poète.
« Les Emaux bressans, dit-il, ont établi la réputation du pacte et ce volume reste le plus souvent cité, bien que je lui préfère de beaucoup l'inspiration plus profonde et plus
raffinée de tel autre de ses recueils, V Heure enchantée par exemple. Mais il est très conforme à l'esprit de la critique d'isoler de son œuvre ce qui lui paraît être le plus caractéristique de sa nature habituelle. Les Emaux bressans donnent l'impression d'un campagnard joyeux, aimant les belles fdles et les bons compagnons, la table bien servie l'odeur de la vendange et l'acre parfum des bonnes pipes, après les longs repas ; et à ceci — qu'Erckmann etCliatrian nous ont dit cent fois en leurs romans — s'ajoutent un sentiment de mélancolie douce et sereine qui est l'àme même de la campagne et encore des souvenirs de lettré qui comme le pâtre virgilien a été voir, à Rome, la ville qui s'élève au-dessus de son village, autant que le cyprès domine les humbles lentisques.
« Les Émaux bressans c'est non seulement la description aimable de la vie de la campagne, c'est encore l'expression de la conscience de cette vie. Ceci étant l'essentiel de la natui-e et de l'intellectualité du poète, il est assez juste qu'on se soit surtout attaché à cette partie de son œuvre. Mais il est également juste de reconnaître que tout Gabriel Vicaire n'est pas là. Il y a notamment en
lui un côté crironie, servi par une grande adresse d'ouvrier en vers qui se manifesta dans une plaisanterie littéraire exquise : les Déliquescences d'Adoré Floupette avec le Parnassiculet, cette plaquette mérite de rester parmi les mystifications les plus spirituelles de notre temps. Le succès en fut plein. L'adresse de la parodie était en effet incomparable. Je n'ai connu de parodie ayant une semblable valeur que celle que fit, s'attaquant à Victor Hugo, Delprat. La parodie telle que nous l'avions connue jusqu'à nos jours me paraissait un genre d'esprit assez facile et assez sot. Malgré l'allure du petit vers de Scarron par exemple, le Virgile travesti est illisible. Le propre des parodies contemporaines c'est d'égaler l'œuvre moquée et de ne laisser voir la raillerie que par place et seulement aux esprits avisés, tandis que les autres s'y laissent prendre. Entendue de cette façon, la parodie est de bonne guerre et constitue une arme finement trempée au service du goût et de la raison.
« Les Déliquescences nous montrent de plus que si Gabriel Vicaire resta un poète de forme claire, d'émotion franche et simple, ce fut par une élection de son esprit et non par impuissance à atteindre l'obscurité et la prétention
qui passent pour être le génie chez bon nombre de novateurs. 11 sut aller à l'école et se défendre des écoles. Ceci est Fort à louer par le temps qui court. »
Georges Montorgueil, sous le pseudonyme bien connu des lettrés, de Garibert, prenant prétexte de la décoration qui a rougi la boutonnière de notre ami, disait de son côté, en 1889, au Paris: « L'ouvrier des Emaux bressans et autres bijoux a reçu la croix. On veut lui témoigner dans le monde oii l'on aime les beaux vers, combien on est heureux de cette distinction qui arrive à un écrivain ingénieux, délicat, qui par bonne fortune se double du plus charmant des hommes et du plus solide des amis.
«G'est de son livre que Gabriel Vicaire peut dire qu'il l'a fait petit pour le faire avec plus de soin. Rien ne l'empêchait d'entasser tomes indigestes sur tomes pas plus digestifs, hors l'horreur qu'il avait des lignes inutiles. Puis à quoi bon ces traites maladroites tirées sur la postérité : il n'avait qu'une chanson à cliantcr, ime courte, mais naïve et délicieuse chanson et il la chantait. Gela ne signifiait point qu'il ne pouvait, si la fantaisie lui en prenait, donner à ses couplets les ailes puissantes de l'ode. Il l'a bien prouvé en ISS9
lorsque par concours il fut proclamé le poète lauréat du centenaire.
« Il ne faudrait point nier toutefois qu'il avait forcé son talent et qu'il lui en coûte infiniment moins de dire comment la délurée Rosette a conquis sa part de paradis que d'expliquer pourquoi la prise de la Bastille a amené un grand peuple à faire jaillir sur l'emplacement de l'autel de la patrie des fontaines lumineuses dont l'univers est encore tout ébloui.
« C'est dans la poésie intime, personnelle, émue d'une belle et douce émotion qui n'abrège point la vie, qui n'empêche point le cœur de ne battre qu'à petits coups, qui va son train fiévreux, délicieux et permis, que Gabriel Vicaire excelle.
« Et l'admirable c'est qu'il y excelle à chaque livre un peu plus. Venu tard à la poésie, car il avait au préalable tenu à bien s'assurer où il allait, il n'a point dès, la première fois, épuisé sa veine. Quand il eut si gentiment vidé son sac — c'était sa récolte bressane, ces fleurs de prés un peu sauvageonnes, d'une si saine rusticité — il n'était pas en peine de nous revenir plus riche.
« Son ame s'ouvrait à la bonne chanson populaire qu'elle traduisait, amplifiait, magni-
fiait. Il se servait d'elle comme d'mie divine essence pourparfumer ses poèmes. Sa légende de saint Nicolas est le modèle du genre. Il chanta la chanson du peuple « Il était trois « petits enfants qui s'en allaient glaner aux « champs ». Et il ne lui en fallut pas davantage pour bâtir un drame humain où la légende le dispute au fait divers.
« Comme son ami Bouchor, Gabriel Vicaire refait, pour nos esprits blasés, les mystères candides des premiers Ages. Il nous parle ainsi qu'à des simples, à nous qui savons trop. Il nous touche avec des moyens innocents, sachant bien que pour la joie que nous y devons trouver, nous nous ferons volontiers les dupes de son imagination qui allie avec tant de bonheur au sacré des vieilles légendes le profane de nos aspirations modernes. »
Puisque nous parlons de Maurice Bouchor, voici l'opinion de cet excellent poète sur son ami, en fin d'une étude parue dans la Revue du Siècle, il y a quelque dix ans, à propos de V Heure enchantée :
« Un dernier poème, dont l'inspiration est toute personnelle, est consacré à la Jeunesse. Le poète la salue tristement et amoureusement^ c'est bien elle qu'il aime par-dessus
tout, elle qui lui a souri et qui s'éloigne. Elle seule vivifie l'amour, en fait une chose gaie, naïve, tendre, fleurie, lumineuse, — l'amour tel que le conçoit, l'aime et le ressent notre poète. . — Mais qu'il ne s'attriste point. Il est de ceux dont l'âme ne vieillira jamais et longtemps après lui, son œuvre gardera un parfum exquis de jeunesse, de grâce et de rêverie ».
Paul Bourget, le romancier psychologue qui fut jadis un zélé parnassien, louait ainsi non sans quelques réserves peut-être exagérées, r Heure enchantée :
« ^lerci de votre volume, mon cher Vicaire, qui vient de me donner, en effet, une « heure
enchantée » à la lire à l'écouter plutôt et
à la respirer. Vos chansons me donnent l'impression d'une musique parmi des fleurs. C'est quelque chose de si frais, de si jeune, de si tendre, et, quand je vous lis, il me semble que toute mon œuvre à moi est enveloppée d'une atmosphère d'hôpital ou de laboratoire. Vous êtes resté un poète et votre compagnon des années d'apprentissage est devenu de plus en plus un pur analyste.
« Lequel vaut mieux, Seigneur ? » comme disait l'autre.
« Des vers tels que ceux-ci :
Doucement cueille Sous l'orano^er Mon cœur léger Comme la feuille.-
ou bien
Languissante, languissante, S'en va l'heure adolescente....
ne valent-ils pas, pour montrer toute une sensibilité, des pages et des pages de dissections compliquées? Mais chacun doit faire sa tache. Celle du « petit clergeon » (1) de la divine poésie des Emaux/ bressans sur le cimetière est d'écrire les strophes les plus délicates peut-être de cette époque, les plus voisines des adorables chansons populaires par une magie d'art si prestigieuse qu'elle arrive à se dissimuler entièrement. Et quelle jolie langue si alerte, si française ! Il y a bien quelques points où je vous chicanerai pour avoir, vous aussi, apporté l'autorité de votre beau talent à des hérésies prosodiques dont les minas habentes de la jeune école accablent leurs aînés. Ainsi, page 9i :
C'est l'heure tendre. Eveille-toi bel endormi. (1) Ou clerjon.
OOA
ces douze syllabes sans césure n'ont jamais été un vers de Gabriel Vicaire. Ce petit cousin de La Fontaine connaît trop bien le génie "de sa race pour avoir commis cette faute de rythme. Il aura laissé corriger son « épreuve » par quelque « barbare » assis sur le même banc d'auberge que lui en Bretagne ou en Bresse. Le ciel était si doux à regarder qu'il n'aura pas pris la peine de relire son poème. Qu'il le relise vite pour une prochaine édition et n'y laisse plus une seule de ces prétendues nouveautés qui ne sont que des pédantismes et des « déliquescences ». L'auteur d'Adoré Floupelle le sait mieux que personne,
« Vous voyez, mon cher ami, combien j'aime votre livre et je vous le dis en ajoutant que par delà tant d'années et les inévitables séparations que la vie inflige aux camarades qui ont commencé à marcher côte à côte, je vous garde une fidèle sympathie d'esprit et une grande admiration. Trouvez-en ici le témoignage et croyez-moi votre dévoué
Paul Bourget. »