‹ Un poète philosophe: Sully PrudhommeChapitre 11 sur 13 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

Gomme un pauvre honteux frappe son nouveau né, Parce qu'il ne peut pas le nourrir sur la terre,

UN POÈTB PBILOSOP

Et je pleure, et, jouet des forces inci

Mes larmes tombent sur le sol

Elles sèchent bientôt, et, vapeur dev

Peut-être tu les vois errer avec les n

Où l'oiseau se mouille en Bon

Et peut-être l'oiseau s'abat but la fei

Docile à quelque aveugle loi.

Et tu lui fais accueil, et tu baises pe

Comme un envoi du ciel, mais sans It

Os pleurs que j'ai versés pou

Je terminerai ici cette étude , qu a faite bien longue, que mon trouve encore trop courte. Perm rappeler ce que je disais eu com que, je crois, personne ne déni tn'avoir entendu : « Voici, certes beaux exemplaires que l'humant t soi-même. » Penseur, homme serait comme ses sonnet», sans d voulait être de l'Académie. Mais c là, après tout, une de ces con homme du monde , il se croit ol aux convenances sociales. Et, pou sur un trait qui pourrait, faire me le respect véritable que je mêle i

TJN POÈTE PHILOSOPHE 107

• lui, je me résumerai en disant que Sully 1 homme ne sera peut-être jamais très îlaire, mais que, poète, il occupera toujours » la bibliothèque des lettrés et des délicats ; place d'honneur que, comme homme , il pe dans le cœur de tous ses amis.

Et, fort de désespoir, dans un coin solitaire L'enfouit tiède encore et mal assassiné,

J'ai frappé mon amour en naissant condamné ; Je l'ai mis dans la fosse et j'ai clos sa paupière. Puis j'ai roulé sur lui la plus pesante pierre, Et je suis parti seul, de ma force étonné.

Je le croyais bien mort. Etrange découverte ! Je le revois, debout, sur sa tombe entr'ou verte, Au milieu des lilas qu'avril y fait fleurir.

« Ah! dit-il, le front pâle et ceint d'une immortelle, « Tu ne m'as qu'étourdi, je retourne auprès d'elle, « Ce n'est pas de ta main que je pourrai mourir. »

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