‹ Un portrait russeChapitre 116 sur 143 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

d'esprit, car ils verront Dieu.» Or, voir Dieu, n'est-ce pas tout voir, tout comprendre, tout savoir?

«Après cela je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus.» (Apocalypse, 21, v. 1.)

L'océan était le premier élément dans la cosmogonie du monde, il disparaît dès que la création est achevée. Sans océan cependant, pas de pluie, pas de fleuves, pas de sources. Et pourtant, dans le chapitre suivant, un fleuve découle de la Nouvelle Jérusalem, un fleuve qui rappelle par ses bords TÉden de nos premiers parents. C'est que l'alpha et l'oméga sont réunis. Le passé a embrassé l'avenir et le présent n'existe plus.

« Aud God shall tcipe away the tears from ail their eyes^^ etc. Apocalypse 21, awhich is the secofid death.^ Et Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux, etc., ce qui est la seconde mort (ch. 20, v. 1 4). Donc il y a deux morts; l'une qui a pour but la vie étemelle; c'est celle à laquelle Adam ou le genre humain à été condamné; elle est la purification, les régénérations. La seconde est finale; c'est l'absorption du péché dans le principe des ténèbres , dans Satan. De cette mort-là, plus d'appel. Ce qui n'existe plus ne peut plus revenir.

«La science gonfle, la charité édifie.» Saint Paul, 2. Corinth^ 3, v. 1. La science est-elle nécessaire au salut? Je ne le crois pas. Pour certains esprits curieux et inquiets, scruter et approfondir est un besoin. Qu'ils le fassent donc et qu'ils choisissent de préférence pour leur étude tout ce qui peut les mener plus directement à la connaissance de Dieu et à la voie de leur salut. Qu'ils se nourrissent donc des Écritures et ne se lassent jamais de les approfondir. Aux intelligences avides d'aliments, les vérités immuables, contenues dans ces livres sacrés, offrent une nourriture aussi saine qu'abondante et variée. Elles touchent à toutes les questions, à tous les intérêts, à toutes les sciences du passé et de l'avenir, et réveillent l'attention sur des sujets de tout genre; des sujets dont la multiplicité demanderait bien plus que la vie d'un homme pour les approfondir. Que ces intelligences cependant, quels que soient leur portée et leur progrès, se gardent de croire que leur salut est attaché à ces études. Le savoir est une belle et grande chose sans doute, et tant qu'il n'engendre point l'orgueil, non seulement il ne nuit pas au salut, mais il y concontribue en éclairant l'esprit et l'élevant au dessus des petites misères et intrigues de la vie. Cependant la droiture du cœur et la pureté de l'âme avancent l'homme plus que toutes les sciences de ce monde. Au moment où le trépas nous aura «délivrés de ce corps de mort», notre âme, à moins qu'elle ne soit trop infectée de vices et de péchés, saura dans un clin d'œil, plus qu'elle n'aurait pu apprendre dans la vie la plus longue et les études les plus ardentes. «Bienheureux les pauvres

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