TROISIÈME PARTIE
d'esprit, car ils verront Dieu.» Or, voir Dieu, n'est-ce pas tout voir, tout comprendre, tout savoir?
«Après cela je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disjïaru, et la mer n'était plus.» (Apocalypse, 21, v. 1.)
L'océan était le premier élément dans la cosmogonie du monde, il disparait dès que la création est achevée. Sans océan cependant, pas de pluie, pas de fleuves, pas de sources. Et pourtant, dans le chapitre suivant, un fleuve découle de la Nouvelle Jérusalem, un fleuve qui rappelle par ses bords l'Éden de nos premiers parents. C'est que l'alpha et Toméga sont réunis. Le passé a embrassé l'avenir et le présent n'existe plus.
" And God shall tcipe atcay the tears from ail their cf/es»^ etc. Apocalypse 21, (nwhich is the secopid death.^ Et Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux, etc., ce qui est la seconde mort (ch. 20, v. 1 4). Donc il y a deux morts; l'une qui a pour but la vie étemelle; c'est celle à laquelle Adam ou le genre humain à été condamné; elle est la purification, les régénérations. La seconde est finale; c'est l'absorption du péché dans le principe des ténèbres, dans Satan. De cette mort-là, plus d'appel. Ce qui n'existe plus ne peut plus revenir.
a Voyez rhomme parfait et observez ce qui est juste, car la récompense de celui-là sera la paix.» Ps. 37, V. 37. La paix qui nous est promise comme récompense de tous nos efforts et de toutes nos luttes; et cette même paix surpassera la paix du monde que N. S. léguait à ceux qu'il avait aimés sur la terre; c'est la paix des pacifiques qui, une fois qu'ils seront vainqueurs dans la guerre du monde, les fera appeler enfants de Dieu dans le royaume des deux. C'est cette même paix que les anges annonçaient à la naissance du Soi de la paix aux hommes de bonne volonté qui l'attendaient. Sommesnous donc toujours en gueiTe ici-bas? Eh oui! sans doute nous le sommes, les plus paisibles, les plus calmes, les plus paresseux, les plus indolents d'entre nous ne cessent de guerroyer contre leur prochain et contre euxmêmes. Or, c'est un terrible état que cet état de guerre perpétuelle , dans lequel l'univers entier se ti'ouve engagé; c'est un état de transition et de terreur, auquel l'habitude seule a pu nos réconcilier, comme les habitants d'une ville longtemps assiégée se font enfin aux bombes qui éclatent parmi eux, à la famine qui les menace et aux fléaux de tout genre qui les accablent. Pauvreté humaine qui, née dans cette étroite citadelle que tu appelles le monde, ne comprends pas les dangers qui t'environnent; tu prends le son du clairon et de la trompette t'appelant au combat, pour les accents de fête et de réjouissance, et la marche funèbre, accompagnant tes morts à leur dernière demeure, te parait la douce harmonie de l'amour et de ses rêves. Pauvre humanité, réveille-toi! Regarde! Au delà des murailles et des fossés de ta prison, le ciel bleu et la plaine verte