CHAPITRE CINQUIÈME. U
rent y ajouter une gratification. L'artisan la refusa et répondit: «Ma trop grande pauvreté ne me permet pas de fournir les matériaux pour rien, mais mon travail, laissez-moi l'apporter comme une dernière offrande à notre père et bienfaiteur commun.»
L'empereur était au râle, on récita les prières des agonisants: il les répéta avec une fermeté accentuée. — Il demanda à l'impératrice de réciter l'oraison dominicale à son chevet. Quand elle en fut venue à ces paroles: tiQue votre volonté soit faite,^ il dit d'une voix forte: nToujourSj toujours, toujours h
La volonté de Dieu s'est faite en partie déjà dans ce pays, par ces commencements de cessation de la servitude. Mais pourquoi faut-il que cette lumineuse échappée du soleil de la liberté s'obscurcisse et se brise devant les ombres sanglantes de fratricide? Tant qu'il restera des nations chrétiennes et des consciences humaines, la justice éternelle, qui a laissé son signe à l'àme, criera vengeance par la bouche de cette nation martyre, vouée à toutes les spoliations, à tous les deuils, à la ruine finale; persécutée et proscrite dans sa foi, dans sa langue et jusque dans son histoire, et jetée sur tous les chemins de l'exil, avec l'unique espérance de sa rédemption I *
Le prince Gortschakoflf, alors chef de l'ambassade russe à Vienne, écrivit à l'auteur, à propos de la Méditation sur les dernières heures de l'empereur Nicolas: «On s'arrache votre brochure . . . .,» il n'avait plus son exemplaire et il en demandait d'autres.
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