I. LE LIVRE DES PETFTS
Écrit publié par Tauteur à Saint- Péterabourg en 4828 et partieïïement à Vienne, chez Prandeî et Meyer, 4856.
Cet opuscule de pédagogie fut composé en russe et publié à Saint-Pétersbourg sous le titre propre de: Cztenie âla malolictniuch dietei.
C'est une série de phrases appropriées à l'esprit encore si enveloppé des enfants.
Il faut dénouer cet esprit, y jeter de la lumière, dégager par degré des notions claires et justes de ces perceptions vagues , de ces images confuses et mobiles qui flottent dans ces têtes naïves, et résultent des premières impressions du monde extérieur sur des organes tendres. Ces impressions sont transmises au cerveau par les nerfs; et par le cerveau, si inconsistant à cet âge qu'il est presque fluide, elles gagnent je ne sais quel point central de cet organe; de là elles passent mystérieusement dans Tâme, toutes tremblantes et incertaines, pour ainsi dire; elles sont perçues: il s'agit de les fixer et d'en accuser les contours par les rayonnements de l'intelligence.
Tel est le but de l'auteur qui est une mère occupée de ses propres enfants. Ces questions roulent sur les objets familiers, sur des choses qui s'entendent, se voient, se touchent, se perçoivent, se répètent tous les jours dans la maison et autour de la maison. Cette mère s'est assurée qu'en parlant de la sorte. Us avaient le mieux compris;
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et cette considération seule Ta gnidée dans la rédaction de cet essai honoré de plusieurs éditions consécutives.
M*"® de Bagréeff traduisit en allemand, vingt -sept ans plus tard, une partie de cet opuscule et la publia, au profit des Crèches viennoises, sous le titre: Dos Buch der Kleinen. Le Livre des petits finit par VHistoire de la vie d'une poupée qui a été achetée la veille de Noël, comme elle le raconte en charmant style; et en repassant tout son existence de luxe et de misère , elle exhorte les enfants heureux auprès desquels elle se trouve, à avoir une pitié généreuse pour les enfants pauvres et délaissés, ou recueillis dans des asiles par la charité publique, en mémoire du Dieu -Homme qui naquit dans Tétable de Bethléem.
C'est ainsi que, dans le culte du souvenir et dans son amour de l'enfance et surtout de l'enfance infortunée. M"*® Bagréeff, à la fin de sa vie, se reportait au début de sa carrière maternelle.
n. UN MARUGE PENDANT UN COTILLON.
Manuscrit inédit, \ 8 29.
La date de cette pochade satirique doit correspondre à la période où l'existence de l'auteur fut le plus livrée au tourbillon de la vie mondaine. La déception que M"« Bagréeff éprouva à la lecture de sa nouvelle toute mutilée dans un journal russe, lui ôtA le courage de' publier la piquante description du cotillon interminable qui était de mode alors dans les bals, et a donné tant de tablature aux professeurs de danse et de maintien.
On conçoit la disposition d'un esprit échauffé par le spectacle perpétuel des soirées, et s'aiguisant, oublieux du reste, à des remarques plaisantes sur ce divertissement de