CHAPITRE XXX
TROIS SEMAINES HÉROÏQUES, l' AGONIE AVANT LE CALVAIRE (16 Avril — 7 Mai 1917)
On était au 16 avril. En France, malgré la dure leçon reçue à Saint- Quentin trois jours auparavant, quand sur des lignes formidablement retranchées s'étaient brisées des divisions héroïques, les cœurs étaient tout à Tespoir. Beaucoup, qui connaissaient les préparatifs accumulés entre Reims et Soissons, pensaient que l'élan sur Craonne serait irrésistible.
Sur le théâtre plus modeste du front de Monastir régnaient les mêmes illusions. Une fièvre d'attaque était dans l'air. Et peut-être, de part et d'autre, la même cause psychologique en avait hâté prématurément la crise : le désir de satisfaire aux impatiences de l'opinion publique.
Avait-on assez amèrement raillé, des deux côtés de la Manche , les troupes inertes de Salonique , sans toujours peser les difficultés qu'elles avaient à résoudre, ni les moyens parcimonieusement limités dont elles disposaient ! Sous la vive impulsion du général Grossetti, Tarmée de Monastir ne pouvait tarder davantage. Des opérations qui se préparaient, certains se haussaient à espérer le craquement du front bulgare.
Quinze à seize kilomètres séparaient Cégel de nos
premières lignes. Un bataillon du 4^ colonial devait y monter le 17 avril. Dès que le Père Lenoir Tapprit, et bien que la masse du régiment restât encore cinq jours à l'arrière, il décida de monter aussi. N'avait- il pas affirmé que la place de laumônier dans l'ordre de bataille devait être « toujours à l'endroit le plus exposé » ?
Ses premières impressions ne se font pas attendre. Le 19, il écrit : « Les mille difficultés de ces montagnes, plus sauvages et plus abruptes que toutes celles que nous connaissions déjà, retardent nos préparatifs... Impossible de se montrer de jour »
Sous peine de ne rien comprendre aux journées qui vont suivre, il nous faut insister sur ces difficultés du secteur.
La ligne de crêtes à laquelle se cramponnaient les Bulgares, avait, en face de la 16^ division coloniale, une altitude moyenne dépassant 900 mètres, et courait du nord-est au sud-ouest sur près de 5 kilomètres de longueur. Dominée en son centre par le Piton Jaune qui marquait la cote 1035, elle s'infléchissait lentement de part et d'autre, par des contreforts successifs, jusqu'à deux cols, celui de Mojno à droite, celui de Grnicani, moins accusé, à gauche, puis rebondissait vivement et atteignait aux deux bouts presque la hauteur du piton central. Chance vraiment extraordinaire pour le défenseur, ces extrémités, déjà très fortes du fait de leur élévation, formaient des saillants prononcés s'avançant comme des promontoires pour surveiller et battre tout le terrain. C'était, au nord, le Mamelon des Tranchées Bouges, puissamment organisé, et, au sud, les trois Pitons Rocheux, plus escarpés encore que le Piton Jaune.
Un officier supérieur, se représentant cette crête comme un élément de la vaste forteresse où se retranchaient les Bulgares, l'assimilait à une longue courtine flanquée de deux bastions. Comme pour rendre plus exacte cette évocation de citadelle, toutes les cimes étaient couronnées de créneaux naturels, mesurant parfois plusieurs mètres de hauteur, blocs granitiques paraissant surgis du sol comme des dents grises et offrant aux tireurs des abris plus résistants que le plus dur ciment boche. Sur toute leur longueur, du reste, ces sommets étaient organisés au moyen de tranchées en crémaillère, dont les rentrants formaient des flanquements excellents pour la défense. Les nids de mitrailleuses perchaient partout; et, au furet à mesure de leur repérage, le Canevas de tir les affublait de tous les noms de bêtes indésirables, classées selon l'usage par séries alphabétiques. Ainsi dans un seul coin réservé aux appellations chuintantes, se trouvaient accumulés le nid de Chenilles, le nid de Charançons, le nid de Chats-huants, le nid de Chevêches , le nid de Chacals, tous infiniment plus redoutables que les plus malfaisants de ces animaux.
Devant cette position formidable, quelle était notre situation?
Nous étions dominés partout et de partout. En face de la cote 1055 du Piton Jaune, notre point culminant atteignait péniblement 920 mètres : encore ce monticule pointant au nord en éperon, était-il environné par le demi-cercle des tranchées ennemies et se trouvait battu de toute part. Nos prédécesseurs s'y étaient accrochés de leur mieux, l'avaient organisé vaille que vaille; et après leur départ, on continua de l'appeler, en mémoire d'eux, Piton des Italiens. Il se reliait au sud-ouest avec une protubérance dénommée Rocher Intermédiaire. Et rien ne montrera mieux notre infériorité que cette simple remarque : ce rocher, considéré comme le prin-
cipal point d'appui de notre position, était dominé de 3o mèties par le point le plus bas de la ligne bulgare, le col de Crnicani.
Quant aux tranchées, elles étaient, à la mi- avril, à peu près inexistantes. Soit en raison de la nature rocheuse du terrain, soit par suite de l'espoir sans cesse entretenu de la marche en avant, les Italiens s'étaient contentés de relier ces deux proéminences par une série d'alvéoles, creusées un peu au hasard là où le sol s'était montré moins rebelle, et réunies ensuite par des parapets en sacs à terre et sans parados.
Donc, pas de lignes à proprement parler, du moins continues, aucun abri autre que les niches individuelles ou des appentis protégeant contre la pluie ; à plus forte raison, aucune tranchée de soutien, aucun boyau de communication. Il fallut se mettre à l'ouvrage énergiquement, pour tout improviser, mais la nuit, puisque le jour on ne pouvait se montrer.
Autre point noir, plus imprévu encore : les sautes de température. Le lendemain même de son arrivée en secteur, le Père écrit : « A des chaleurs torrides succèdent brusquement des tempêtes de neige... » Il en fut ainsi jusqu'à la fin d'avril. Le 21 , il note : 5 à 6 centimètres de neige; le 23, un peu moins; le 27, de 20 à 25 centimètres, et temps épouvantable.
On devine les souffrances de ses chers marsouins ; chacune de ses lettres les détaille. Il ne pense qu'à eux. Obligés de rester tassés sur eux-mêmes, les jambes gourdes, sans remuer de peur d'être pris pour cibles, grelottants, glacés, sans cagnas, sans feu, « presque sans nourriture à cause des difficultés terribles du ravitaillement » , ils n'avaient même pas la satisfaction , si minime, de manger une soupe chaude. « Je suis désolé de ne pouvoir soulager leurs misères. Il faudrait pouvoir, au jour le jour, vous demander télégraphiquement et recevoir aussi vite les mille ressources de première
nécessité qu'on ne trouve pas ici, mais dont la nature varie d'une semaine à l'autre avec la température et les lieux ^ »
Dans une pareille situation, qu'allait-il faire? La circulation de jour est interdite.. Eh bien! c'est tout simple, il circulera de nuit! et non pas trois ou quatre heures, mais la nuit entière, depuis sept heures du soir jusqu'à l'aube. Dès le premier instant, le 18 avril, sa résolution est prise, et il commence^ Il s'apercevra bientôt des difficultés du terrain : les pistes mêmes sont coupées de ravineaux, de tourbières et de ruisseaux, la haute Makovka est très marécageuse. On lui objecte que, seul ainsi, il se tuera, que du moins il glissera, tombera dans des trous, qu'il s'enlisera, se perdra, que des officiers expérimentés ont eu parfois des difficultés à retrouver leur P. G. Il écoute avec un fin sourire, hoche la tête, remercie, mais ne modifie pas sa décision : « Les Bulgares, dit-il, se chargent de l'éclairage; ils ont des fusées, — sûrement boches, — qui illuminent magnifiquement. » Si bien, que, malgré les objurgations les plus vives âe l'amitié, durant vingt et une nuits de suite , il reste obstinément fidèle à son genre de vie, « rentrant même parfois après le lever du soleil, et sous les balles ennemies^ » ; donnant à tous eniin , lui qu'on avait constamment tenu , au cours de ses études théologiques, pour une petite santé, un exemple de résistance, qui émerveillera les coloniaux les plus durs.
Je le connaissais, a écrit son colonel, depuis le mois
* A ses parents, 27 avril.
' Lettre du 19 avril.
* Capitaine Monnier, lettre du 6 Juiilel 1917 à M. Lcnoir.
408 LOUIS LENOIK S. J.
d'août 1916, et de réputation bien longtemps avant, mais jamais je ne l'ai tant admiré que pendant les quelques semaines qui ont prc'cédé l'attaque du 9 mai*.,.
Plusieurs fois, le colonel Thiry nous a parlé de ces semaines héroïques :
En avant de la ligne des tranchées que l'on était en train de creuser, racontait-il, en avant des fils de fer que Ton posait, — au prix de quelles fatigues I — j'avais établi toute une série de petits postes pour surveiller ce qui se passait en avant et, au besoin, donner l'alarme. Les guetteurs, au bout de ces antennes, étaient très isolés et ne se sentaient pas à Taise. Le pays était si propre aux embuscades! Eh bien! chaque nuit, le Père Lenoir allait les voir. Toutes les nuits, il visitait tous les petits postes, en général de la gauche à la droite, tous sans exception, portant aux hommes pastilles de menthe, cigarettes ou chocolat, causant, consolant, tuant le caFard. Les poilus trouvaient cela très bien, et ne s'en étonnaient plus. Mais le Père était épuisé au bout de huit jours. J'avais à mon régiment des marsouins solides, des types qui avaient fait la brousse. Pas un n'eût été capable de faire ce que faisait l'aumônier, sans sommeil, sans repos, sous la pluie, dans la neige, dans la boue... Et lorsqu'à 11 heures il se présentait pour déjeuner, il était toujours brossé, ciré, aussi propre que le plus soigné d'entre nous, et toujours a:issi calme et souriant que s'il avait passé la nuit dans un lit*.
Je l'ai vu parfois bien fatigué. Un matin que j'allais aux tranchées, au petit jour, j'aperçus au bord de la piste, à
* 25 juillet 1917. Dans cette longue lettre du colonel Thiry, comme dans celle précédemment citée du capitaine Monnier, se trouvent consignés la plupart des détails qui vont suivre.
* Ainsi le Père Lenoir savait allier la vertu de propreté à celle de pauvreté. Naturellement élégant et soigné de sa personne, il avait dû, comme tout le monde, renoncer à être tout à fait propre. Mais il faisait de son mieux et rangeait la pratique de cette vertu parmi les petits devoirs -- nullement méprisables I — de l'apostolat.
quelques centaines de mètres de mon poste, un soldat qui somnolait, la tête appuyée sur son bâton. Le capitaine Mury, qui m'accompagnait, fit cette réflexion : « Faut-il que ce pauvre homme soit éreinté pour s'être endormi ainsi à deux pas du poste ! » Je m'approchai et reconnus notre aumônier, vêtu comme souvent aux tranchées en simple soldat. Brisé de latigue, il s'était assis avant de monter la dernière côte, le sommeil l'avait terrassé*. Je lui frappai doucement sur l'épaule en l'appelant. Il ouvrit les yeux, eut un instant de surprise de se trouver là, puis tout de suite son bon sourire... Oh ! ce sourire du Père Lenoir !... Eh bien ! même ce jour-là, je n'ai pu Tempêcher de retourner le soir aux tranchées; et pourtant nous nous y étions tous mis pour Vén dissuader, une vraie conspiration. Jamais je ne l'ai pu, jamais; il aurait fallu rattacher,..
Hugon, de son côté, n'eut pas plus âe succès. Et après l'admiration du chef, je ne sais rien de plus touchant que le témoignage de l'ordonnance, un de ces compagnons de détail, pour lesquels, au dire du proverbe fameux, « il n'y a point de grand homme » parce qu'ils voient de trop près.
Commo le secteur était mauvais et que Ton pouvait naviguer que de nuit, eh bien, il partait tous les soirs vers 7 heures avec une musette bien garnie de cigarettes, de journaux, son petit livre et quelques provisions et tout ce qu'il pouvait avoir. Le matin il arrivait tout blanc de neige. Un jour, je lui dis : « Mais, monsieur l'aumônier, reposez-vous un soir; vous irez demain. Vous tomberez malade si vous continuez. » Alors il me dit : h On dormira au repos. J'ai besoin de voir les hommes ces temps-ci. » Puis un autre jour il me dit : « J'ai fait faire la première communion à un jeune soldat de la classe 16 et il fut tué quelques jours après. Vous voyez, me dit-il, les mauvais, s'ils l'avaient su, ils auraient dit c'est pas
1 Cette scène est également racontée par le commandant Mury dans une lettre du 8 juillet 1917 à M. Lenoir.
îa peine. Et me répond pauvres innocents quMls sont ! Au moins, il est au ciel*. »
Voilà bien, en effet, l'explication dernière de ces courses insensées, le motif de ces entêtements divins : sauver des âmes. En mes « promenades nocturnes, écrivait-il, de sentinelle en sentinelle, c'est la grâce qui passe, avec Tabsolution et la communion^ ». Et à Tun de ses anciens compagnons de noviciat, le Père de Champs de Saint- Léger, il révélait à nouveau, huit jours avant de mourir, tout son secret : « Ici, dangers et plus encore privations. Mais la grâce continue de travailler, — merveilleusement , — dans les âmes ; et ces rédemptions divines ne sauraient se payer trop cher. » C'est toujours le même son que le cri final du 4 mars.
Telles furent les nuits du Père Lenoir durant les trois dernières semaines de sa vie. Que furent ses journées? Il avait son domicile avec la compagnie horsî^ang y un kilomètre en arrière de la ligne, dans un ravin que l'on avait pris l'habitude, à cause de la proximité du poste de commandement, d'appeler le Ravin du colonel. Des blocs énormes, peut-être de lave refroidie, servaient de boucliers. C'était sauvage, encaissé, « un vrai repaire pour bandits calabrais ». Quelques cavernes étaient aménagées en logement. Cependant, jamais le Père ne voulut en accepter une pour lui. « Oh! non pas par fanfaronnade, remarque judicieusement le lieutenant Bédier ; car il n'y avait pas moins bravache que lui; et quand on lui disait
* Récit de Joseph ITiigon , folio 10.
2 Au P. Courbe 23 avril.
qu'un endroit était dangereux , il ne s'y aventurait pas sans nécessité... Mais les cavernes n'étaient pas suffisantes pour abriter tous les hommes, et il se serait fait scrupule qu'on lui réservât même la plus petite, sans que chacun fût en sécurité d'abord. »
Il s'installa donc sous la tente , auprès d'un gros rocher, qu'on surnomma, en raison de sa forme, la Cathédrale. C'est là que, chaque matin, en rentrant de sa tournée, il célébrait la messe, t< bien heureux, comme il l'écrit au Père Courbe, d'offrir en action de grâces, pour toutes ces âmes rendues à la vie. Celui qui leur a ménagé cette résurrection, et qui les attend avec son infini bonheur, derrière la mort du corps, toute proche ».
Après sa messe^ il dormait quelques heures. Une fois, tandis qu'il reposait ainsi, un éclat d'obus traversa la toile de tente et vint frapper près de sa tête. Le lieutenant Bédier profita de cette occasion pour l'inviter à plus de prudence. « Comme réponse, l'aumônier me montra le Saint -Sacrement : C'est lui qui veille sur moi, dit-il simplement. »
« Il prétend dormir dans la journée, écrit un autre officier, mais je le soupçonne de passer le plus clair de son temps à écrire et à recevoir les hommes des compagnies de réserve*. » Ces soupçons n'étaient que trop justifiés. Le fidèle Hugon avait beau monter la garde, comme il disait, « pour défendre son maître » contre les indiscrets; cependant, par crainte de se « faire attraper », comme à Kaïlar, il n'osait pas trop enfreindre la consigne, et la consigne donnée par le Père était de toujours le réveiller quand on le demanderait. Or, on le demandait souvent; parfois pour des inhumations, et cela ne pouvait attendre, Hugon le comprenait, mais aussi pour des babioles qui n'étaient point urgentes : réclamer un livre, montrer une lettre, rece-
* Capitaine Monaier, iS uvriU
voir un conseil, ou tout simplement... pour rien, pour causer. Il est vrai que la causerie se terminait rarement sans une bonne communion.
Néanmoins, môme parmi les visiteurs, il y avait quelquefois des récalcitrants. C'était Tépoque où « des mesures absurdes, dites d'humanitarisme », avaient prétendu infuser, surtout aux régiments de marsouins, « comme sang nouveau , celui des repris de justice, et il suffisait de l'un d'eux pour contaminer toute une section * ».
Extérieurement, de la part de l'aumônier, jamais la moindre diflérence envers ceux qu'il savait lui être hostiles. Et parfois on ne fut pas médiocrement surpris de voir tel ou tel qui se vantait d'avoir, m.ême au petit poste, refusé les offres du curé, s'avancer dans un groupe pour lui serrer la main comme les autres; et poui cet enfant prodigue, le « curé » n'en avait qu'une étreinte plus chaude et un sourire meilleur.
Mais, dans l'intime du cœur, au sujet de ces refus, quelles souffrances, quelles agonies!... A certaines réticences de ses lettres , on les devine sans trop de peine. Pour en juger pleinement, il faudrait avoir pénétré dans le « jardin fermé » de ses prières. Celui qui publiquement s'était écrié : « Je donnerais ma vie pour un seul, » quels cris d'intense supplication ne devait-il pas pousser, dans le secret du cœur à cœur, auprès de son bon Maître? Sa vie, pour la conversion des brebis égarées, il n'avait aucune peine à l'offrir...
Et parfois il lui semblait qu'il était exaucé.
Beaucoup, dans son entourage, ont noté ces pressentiments de mort. Le 17 novembre, disant adieu dans la sacristie de Fourvière à un colonial lyonnais, Louis
* Au P. Courbe. :2S aurt'l.
Roux, retenu en France par sa santé, il lui avait remis une image. « J'y ai inscrit en souvenir, dit-il, les dates de nos trois rencontres principales. » Le jeune homme prit le mémento, et lut, tout saisi :
, Mai 1915 __ Novembre 1916 L'éternité "■" H ans Meximieax, Fourvière le ciel
« Je protestai , raconte-t-il : <r Mais , Père , nous nous reverrons avant! — Non, Louis, je vous certifie, pas avant. » Cela fut prononcé avec une assurance grave et recueillie qui me bouleversa. »
Et tout récemment, à Cégel, comme un jeune Jésuite, le frère Riou, lui demandait s'il avait fait son troisième an\ il avait répondu, joyeux : « Mon troisième an, je le ferai au ciel. » Le témoignage de Hugon, dans son réalisme naïf, est encore plus touchant : « Un jour, on parlait, alors il me dit : La semaine prochaine, nous serons peut-être au ciel. Et le pauvre, il s'était pas trompé. »
1 On appelle ainsi une 3« année de noviciat, imposée aux religieux de la C'e de Jésus après leurs études de théologie et leurs premiers essais apostoliques, avant l'émission des derniers vœux. Voir à ce sujet la biographie du Père de Maumigny qui exerça durant 26 années (de 1887 à 1913) )a charge d'instructeur du 3" au ; vie par le P. Hamon, Beauchesne, 1921.