VI
Le lendemain de sa dernière entrevue avec Rachel Vallier, Maxime se leva de bon matin. Elle n'avait pas dormi de la nuit, mais quoique fatiguée, ses yeux brillaient d'un éclat extraordinaire. Après avoir passé une robe de chambre écossaise doublée de taffetas rose, elle alla i son secrétaire , prit le trésor épistolaire qu'elle avait dérobé à la petite veuve, et le compulsa pièce à pièce avec l'attention minutieuse d'un avoué qui compulse un dossier. Cette correspondance se composait d'une centaine d'épitres brillantes, rédigées en style
116 LE PftOCTJlECft DU ROI.
d'avocat. Le procureur du roi perçait encore sous les banalités sentimentales qui en formaient le thème habituel ; Edgard Dubief ne s'était pas démenti même au plus fort de sa passion : il y avait du réquisitoire jusque dans ses déclarations d'amour.
Maxime n'interrompit un instant sa lecture que pour remarquer une singularité que nous prions nos lecteurs de vouloir remarquer à leur tour et graver dans leur mémoire. La correspondance du procureur du roi se divisait en deux parties, écrites par deux mains différentes. La première contenait les prolégomènes de la conquête, les protestations, les serments, les adulations et les adorations à perte d'haleine. L'écriture de cette première partie était fine , couchée et toute en pieds de mouches , presque illisible. Tout au rebours , récriture suivante était ngtte , correcte , très-peu tremblée, et ressemblait un peu à une copie d'écrivain public faite sur un modèle donné. Ces lettres-là contenaient les chants du triomphe qui suivent d'ordinaire la possession; et, à traversées ampoules étudiées de l'expression, on y sentait déjà le refroidissement d'un amour vulgaire et déjà embarrassé de sa victoire. Edgard Bubief y parlait rarement de l'enfant
Ll PBOCUUDR OU 101. 117
dont la naissance le chagrinait sans doute ; et quand il se croyait obligé d'en parler pour calmer les inquiétudes de la mère, il le faisait en termes vagues et dilatoires , à la façon d'un homme qui ne veut pas s'engager, et qui atermoie pour cacher la lâcheté d'une résolution fermement arrêtée dans sa conscience.
Maxime fut quelque temps avant de trouver l'explication de la singularité que nous venons de signaler, mais elle était trop perspicace, et, qu'on nous pardonne cette expression , trop expérimentée, pour ne pas finir par trouver la solution d'une pareille énigme» Après quelques minutes de réflexion, elle se toucha le front du doigt en disant :
— Je comprends ! les premières lettres sont de l'écriture d'Edgard, alors qu'entraîné par le désir et décidé à vaincre, il ne calculait pas encore les suites de sa passion, les secondes sont d'une main étrangère , d'une main salariée peut-être , et cela devait être : une fois vainqueur, monsieur le futur procureur du roi aura craint de fournir à sa maîtresse des armes contre lui , et il a voulu se réserver la possibilité d'une dénégation. Oh! les hommes, les hommes!
A la suite de cette espèce de malédiction col-
118 li nocuuiiR du aoi.
lective, Maxime reprit sa lecture et la continua sans interruption ; ensuite elle se leva , quitta sa robe de chambre , et se mit en chanteronnant à sa toilette. Cette toilette , à la fois élégante et simple , était ce que les femmes ont si spirituellement nommé une toilette de combat ; elle se composait d'une robe de foulard , d'un col en point d'Angleterre rabattu sur une écharpe de cachemire, et d'un chapeau de paille, dont un voile noir appliqué sur la passe et noué sous le menton, resserrait l'envergure et adoucissait la teinte safranée. Ainsi vêtue, Maxime était charmante , si charmante que sa femme de ménage ne put s'empêcher de lui exprimer son admiration en lui disant :
— Vous allez faire une révolution dans notre ville, bien sûr, madame.
Maxime sortit en souriant , remonta la rue qu'elle habitait sans précipitation, sans paraître s'apercevoir de la sensation qu'elle produisait sur son passage , et s'arrêta dans la grande rue devant une petite maison d'apparence modeste et presque sombre. Cette maison, située au nord, ne recevait que le matin les rayons du soleil ; pendant le jour, elle restait enfouie dans l'ombre , et nul accident de lumière ne venait blanchir sa surface grisâtre. A la vue de cette
LE PIOCURECR Dr HOl". 119
maison, dont les fenêtres, hermétiquement fer» niées et garnies de rideaux épais , ne laissaient transpirer aucun mouvement, aucun bruit, aucun symptôme de vie, Maxime ressentit quelque chose comme une impression de terreur : il lui semblait que les cœurs qui battaient derrière ces murs froids et mornes devaient être froids et mornes aussi. Cette impression , du reste , ralentit à peine d'une seconde Faction qui allait s'engager. Maxime posa résolument sa main gantée sur le pied de biche qui , au moyen d'un fil d'archal , faisait mouvoir une sonnette intérieure , et agita à deux reprises le fil conducteur ; puis elle ramena son écbarpe sur sa poitrine , mouvement que l'on nous reprocherait de ne pas indiquer , tant il est naturel dans certaines situations, et attendit.
Au bout d'une minute , une porte bâtarde s'ouvrit à demi, et dans rentre-bâillement de la porte s'avança une tête dont Maxime put à peine distinguer les traits.
— Monsieur le procureur du roi , demandât-elle.
— Cest ici , répondit la tête.
— Estàl chez lui, et pourrais-je avoir l'honneur de lui parler?
Maxime savait que monsieur le procureur du
120 11 ntocuHiua BU hoi.
roi recevait tous les jours de onze heures à midi; il était onze heures cinq minutes; par conséquent en demandant une audience , elle usait du droit commun.
Le domestique qui avait ouvert la porte se contenta d'en agrandir un tant soit peu l'ouverture , et sans répondre à Maxime il l'introduisit dans un couloir obscur en lui disant :
— Attendez-moi un peu.
Ce domestique , grand Normand à la chevelure lisse, qui portait une veste en ratine noire, un pantalon noir également , un tablier blanc montant jusqu'au menton , et qui enfin sentait en tout son valet de procureur du roi , monta un escalier conduisant au premier et seul étage de la maison, et quand il revint il dit à Maxime, sans se donner la peine d'employer le formulaire de politesse qu'une femme est en droit d'exiger (il savait probablement que la justice doit être aveugle, et il était au service de la justice).
— Votre nom?
Maxime réfléchit qu'un nom de dame produisait toujours un meilleur effet qu'un nom de demoiselle, aussi n'hésita-t-elle pas à répondre :
— Madame Coquille.
Ll PROCUREUR Dfc KOI. 121
Ce n'était pas du reste la première fois qu'elle reniait ainsi sainte Catherine.
Le domestique monta une seconde fois l'escalier, descendit et dit à Maxime :
— Voulez-vous me suivre?
Maxime le suivit, et arriva sur ses talons en lace d'une porte à deux battants, qui avait probablement la prétention d'être monumentale. Le domestique frappa légèrement à cette porte, et une voix sèche répondit de dedans : Entrez !
Maxime entra. Elle se trouva dans une pièce carrée éclairée par un jour terne et qui pouvait passer pour un crépuscule ; les gens qui portent lunettes n'aiment pas un jour éclatant. Cette pièce carrée était le cabinet de«monsieur le procureur du roi. L'ameublement de ce cabinet affectait une simplicité tout à fait puritaine ; il était tendu d'un papier brun sans aucun mélange de couleurs saillantes ; les rideaux des croisées, également brun s, tombaient jusqu'à terre. Six chaises en crin, adossées à la muraille ; une bibliothèque ouverte , sur les tablettes de laquelle on pouvait voir quelques centaines de livres de droit, tel que Sirey, Toullier, Henrion de Pansey, et enfin un assez grand bureau couvert en basane noire et chargé de papiers, tel était à peu près l'inventaire exact de ce mo-
Ifcfc LI PIOCUBICR MF 101.
bilier orgueilleux dans son humilité. Derrière le bureau, une de ces hautes cheminées en bois peint, qui ne se trouvent plus qu'en province, projetait des ombres à deux pieds autour d'elle, et sur cette cheminée se dressait une pendule en bois d'ébène à cadran doré ; ce cadran était la seule chose qui brillât dans les ténèbres visibles de cet intérieur sévère et nu : peut-être représentait-il 4a dernière flamme de la jeunesse éteinte , le dernier battement d'un cœur qui n'avait plus le droit de sentir et do battre que pour le compte de la société; peut-être Edgard avaiMl possédé cette pendule lorsqu'il était étudiant , et c'était le seul souvenir de sa vie d'autrefois qui l'eût suivi , la seule relique de jeune homme que le procureur du roi eût respectée.
Edgard Dubief était assis devant son bureau, les pieds enfermés dans une chanceliers , et le cou étranglé dans une cravate blanche rigoureusement empesée ; il tenait une plume dans sa main droite, et avait les yeux fixés sur des paperasses étalées devant lui. Au bruit que fit la porte de son cabinet , en se refermant sur la chanteuse , il ne releva pas la tète : pour se permettre un tel accès de curiosité , il avait étudié trop à fond la mise en scène de sa posi-
IB MMKUMVA UV ROI. 183
tion : il savait qu'un procureur du roi doit avoir toujours l'air affairé , même quand il est le plus désœuvré du monde, et n'écouter ceux qui lui parlent que d'une moitié d'oreille. Dans son cabinet, il composait tous ses mouvements et toutes ses attitudes, conformément au décret de l'empire qui régie les rapports des procureurs du roi avec les officiers ministériels de leur ressort. Ainsi, il recevait les huissiers assis , et les laissait debout; pour les avoués, il se levait, comme on se lève pour parler à quelqu'un qui ne doit pas rester longtemps. Aux notaires seulement il offrait un siège, mais sans quitter le sien.
Ces différents modes de réception sont d'ailleurs littéralement prescrits par le décret que nous avons rapporté et qui date, croyons-nous, de l'année 1810. Quant aux plaignants et aux plaideurs, Edgard Bubief les traitait avec toute l'impertinence permise aux magistrats sous prétexte de gravité, c'est-à-dire qu'il ne les regardait jamais, leur répondait quelquefois sans les avoir entendus , et les interrompait au milieu de leurs explications les plus chaleureuses , de leurs lamentations les plus pathétiques, par un : «Bonjour, monsieur, » ou un : « Adieu, madame, •• bien sec, qui signifiaient,
124 LK MUKTOUUI MJ 101.
en langue vulgaire : « Vous m'ennuyez, je n'ai pas de temps à perdre, allez-vous-en! »
Maxime demeura quelque temps immobile sur ses jambes , en face du bureau, et attendit que le regard de monsieur le procureur du roi finit par la venir chercher; mais trompée dans son espoir et un peu dépitée de cette offense faite à sa dignité de jolie femme, c'est-à-dire à la plus imprescriptible , mais aussi à la plus rancunière des dignités offensées , elle fit quelques pas en arrière, dérangea une chaise, la traîna avec bruit sur le parquet, la posa en face d'Edgard et s'assit.
Force fut bien à Edgard de lever la tète ; et en voyant la jeune femme installée de son autorité privée , il fut blessé à son tour de cette atteinte portée à ses prérogatives, et poussa un murmure sourd assez semblable au grognement d'un dogue qui s'aperçoit que , pendant son absence, l'inviolabilité de sa loge n'a pas été respectée.
Maxime s'aperçut de ce mouvement de mauvaise humeur et dit en souriant :
— Je vous demande pardon , monsieur le procureur du roi , de n'avoir pas attendu pour m'asseoir l'invitation que vous ne pouviez manquer d'adresser à une femme (elle appuya sur
L£ tlOCUlUEtJB BU ROI. 125
ce dernier mot pour donner à sa phrase la valeur d'an reproche); mais je suis fatiguée, et l'entretien que je désire avoir avec vous sera probablement assez long.
— Que me voulez-vous? demanda Edgard, qui n'avait pas remarqué la grâce et l'élégance de celle qui lui parlait, et que la menace d'un long entretien affectait désagréablement.
— Je voudrais vous consulter, dit Maxime , sur une affaire assez délicate.
— Adressez-vous à un avocat , interrompit Edgard, je n'ai point à m'occuper, ailleurs qu'au tribunal , des affaires civiles ; mon cabinet n'est point un cabinet d'affaires.
— Je le sais ; mais je sais aussi que vous êtes le protecteur des veuves et des orphelins , le tuteur naturel des mineurs , l'appui des faibles contre les forts. Oh ! je connais, monsieur, la sainteté de la mission que vous remplissez.
— Je la connais aussi, dit aigrement Edgard, et je n'ai pas besoin qu'on me la rappelle. Avez-vous une dénonciation à faire, une plainte à porter? S'il en est ainsi, mon devoir est de vous entendre, et je remplirai mon devoir; mais si vous voulez seulement me demander des conseils et solliciter de moi une consultation dans votre intérêt privé , je vous prierai ,
186 mi Nuxroium bu loi.
madame , de vouloir bien me laisser continuer le travail important qui m'occupe-
— En d'autres termes, vous me prières de sortir , ceci n'est pas galant , dit Maxime en souriant ; mais , monsieur , permettez-moi de vous faire observer, ajouta-t-elle plus sérieusement, que si vous représentez, comme vous le répétez si souvent, les intérêts de la société, vous représentez par cela même les intérêts de chaque individu. Qu'est-ce que la Société, monsieur, si ce n'est une collection d'individus? Ne prenez-vous pas garde que nier la partie c'est nier le tout?
— Au fait, madame, au fait, ditEdgard en s'agitant sur son fauteuil, avez-vôus une plainte à porter, oui ou non ?
— Eh bien oui , j'ai une plainte à porter, s'écria Maxime , une plainte qui intéresse la morale et la société tout entière, la société tout entière attaquée dans son droit le plus général, dans ses privilèges les plus légitimes. Vous voyez bien, monsieur, que vous ne pouves pas, que vous ne devez pas me refuser audience.
Ce ton décidé et presque impérieux alluma dans le cœur d'Edgard une fureur concentrée, et il eut besoin de tout l'empiré qu'il avait con-
lb raocuBiuft bu boi. 127
quis sur lui-même pour conserver le sang-froid que ses fonctions lui imposaient. Après avoir rajusté ses lunettes que le froncement involontaire de ses sourcils avait dérangées, il prit une petite sonnette d'argent placée à sa droite sur une pile de dossiers, et l'agita vivement.
— Que voulez-vous faire ? demanda Maxime.
— Faire prévenir le greffier du tribunal qu'il ait à se rendre dans mon cabinet pour rédiger le procès-verbal de votre plainte.
— C'est inutile , dit Maxime , je ne confierai ma plainte qu'à vous et sans témoin : sans témoin ! entendez-vous , monsieur le procureur du roi , ajouta-t-elle en se levant à demi , et avec énergie, il faut que vous m'écoutiez, vousmême, vous seul , il le faut !
En ce moment le domestique arrivait au coup de sonnette, et entrouvrait la porte.
— Allez-vous-en , dit Maxime , monsieur le procureur du roi n'a pas besoin de vous, n'est-ce pas, monsieur le procureur du roi?
11 est une crainte qui obsède les magistrats de province, bien autrement que les magistrats de Paris, c'est la crainte de susciter des criailleries etd'étre soupçonné d'un déni de justice. Sans cette crainte , Edgard eût mis tout simplement Maxime à la porte ; mais déjà étourdi
par l'aplomb de son interlocutrice , et vaguement effrayé des dernières paroles qu'elle lui avait adressées, il se contint, se renfonça dans son fauteuil, replaça dans la chancelière ses pieds qui s'en étaient échappés , tira du tiroir de son bureau une liasse de papier timbré, et dans l'attitude d'un homme prêt à écrire il demanda à Maxime :
— De quoi s'agit-il? est-ce d'une diffamation?
— Pis que cela, dit Maxime.
— D'un vol qualifié ?
— Pis encore.
— D'escalade , d'effraction , de vol domestique, de faux en écriture privée?
— Pis que tout cela.
— D'un homicide, d'un assassinat ?
— Pis, vous dis-je.
Le procureur du roi laissa tomber sa plume qu'il tenait à la main et lança par dessus le verre de/ses lunettes un regard soupçonneux sur Maxime; puis il reprit sa plume et repartit :
— Je vous attends, parlez.
— Je viens , dit Maxime , porter plainte au nom d'une jeune fille indignement séduite, contre le séducteur qui l'a abandonnée après
U tBOCUUUft BU ROI. 199
l'aroir abusée par les promesses les plus solennelles ; je Tiens réclamer, au nom d'une mère, une réparation pour elle , un avenir pour son enfant.
Autant Maxime avait donné de solennité à son accent en prononçant ces paroles , autant Edgard montra en les écoutant de froideur ironique ; et, comme on le sait déjà, la froideur en lui masquait la colère.
— Avant de venir dans mon cabinet , dit-il en broyant sa plume entre ses doigts crispés , vous auriez dû , madame, consulter le premier avocat venu ; cet avocat vous aurait dit que l'intervention du procureur du roi, dans les affaires semblables à celle dont vous m'entretenez , ne peut être d'aucun effet. Il aurait ajouté que la justice n'est pas une redresseuse de torts vulgaires , et que le code n'a pas dû s'occuper de réglementer des amourettes.
— Des amourettes ! monsieur, vous en parlez bien à votre aise, dit Maxime avec un commencement d'indignation. Quoi! monsieur, une jeune fille trompée, une existence flétrie , un enfant marqué au front en naissant d'une tache ineffaçable , une créature du bon Dieu vouée à la réprobation et au mépris, tout cela n'est rien , ne valait pas la peine que le
190 LE MUMTCMDB V0 BOT-
Gode s'en occupai! Des amourettes! mis qu'est-ce donc que la morale que vous défendez , monsieur le procureur du roi , et au nom» de laquelle vous touchez sur* le budget trois, quatre ou six mille francs par an? La sainteté du serment, l'accomplissement des engagements pris et reçus, l'honneur des familles, la chasteté des femmes * l'avenir des enfants , si toutes ces choses-là ne font pas partie de la morale, je vous le demande encore une fois, à vous qui en vivez, qu'est-ce que la morale ?
Dès le commencement de cette apostrophe, Edgard s'était levé.
— En voilà assez , madame , dit-il en entrebâillant la porte de son cabinet, je ne suis point chargé de vous expliquer les doctrines plus ou moins saines sur lesquelles est fondé le contrat social; je dois seulement vous dire que la loi , hormis dans certains cas particuliers , n'a pas prononcé de peine contre les séducteurs, et que par conséquent, si intéressante que soit l'histoire dont vous vous entêtez à vouloir me gratifier, je puis , sans manquer à mon devoir, me dispenser de l'entendre.
— Vous l'entendrez pourtant ! dit Maxime en refermant la porte , et elle vous intéressera beaucoup plus que vous ne croyez , continua-
le raocuRiuft nu boi. 131
t-elle en venant se placer devant le procureur du roi, et en le regardant en face, quand j'aurai ajouté que le séducteur c'est vous , et que la jeune fille se nomme Rachel Vallier!