‹ Un prêtre marié: Charles PerraudChapitre 16 sur 39 · ER: CT · texte numérisé non relu

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P. Gratry à mis l'évidence sous ses pieds.

Puisse Dieu lui laisser le temps de dire sur ce sujet tout ce que je sais qu'il voudrait dire !

L'état du malade ne laissa bientôt plus d'espoir. Charles Perraud avertit son frère qui arriva le 30 janvier. Gratry expira entre leurs bras le 7 février.

Que devinrent ces explications suprêmes auxquelles Gratry tenait tant ? Son héritier littéraire, Adolphe Perraud, s’est bien gardé de jamais les publier, même dans la brochure qu'il eut l’idée d'intituler son « testament spirituel » (1).

(1) Le P. Gratry, ses derniers jours, son testament spirituel (Paris, Douniol, 1872, in-8°).

JT

A la mort de Gratry, Charles Perraud se sentit définitivement orphelin. La solitude l’accabla. Après quelques mois d’une horrible lutte contre ses scrupules, il résolut de se marier, sinon publiquement, du moins « devant le Seigneur ».

Un matin du mois de juillet 1872, Madame Duval, c'était le nom de son amie, communia de sa main, et immédiatement après la messe, alla le voir à la sacristie où il lui donna une bénédiction qui était censée le sceau,.de leur union (1). Ils partirent ensuite pour faire, à

g Je ne connais qu’un précédent à cette idée de bénir soi-même son mariage : Celui d'Urbain Grandier, curé de Loudun qui se maria lui-même, une nuit, dans son église paroissiale de Saint-Pierre de Loudun, avec Madeleine de Brou.

NA

Bruxelles, un petit voyage qui dans d'autr fe

circonstances, se serait appelé « de noces ». Le Père Hyacinthe qui était alors décidé à donner l'exemple d'un mariage légal, mis au courant He et consulté derechef par son ami, lui adressa ; % la lettre suivante : Eu ù

Paris-Passy, 3 août 1879.

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