Cf. J. M. Stone, Mary I, Queenof England, pp
4. Miss Strickland, Queens of England, t III. p. 303 et Sir Madden, P/'/r// /^i/rse Expcnsps of the Princess Man/, Iritrod. p. XX — Cet otTice de gouvernante mettait la mère de Pôle, désignée sous le nom de Comtesse de Salisbury, à la tète d'une petite cour qui ne comprenait pas moins de 304 personnes, dont beaucoup appartenaient à la plus haute noblesse. La Comtesse de Salisbury resta en charge auprès de Marie jusqu'en 1534. Une large part lui revint donc dans l'éducation de cette princesse qui devait faire montre de grandes qualités et de vertus. Le biographe de Réginald Pôle, à tort ou à raison, dit que la reine Catherine, dès la naissance de sa fille, avait conçu le projet de la marier à Réginald ou à l'un des autres fils de la ^îomtesse de Salisbury.
petite Marie Tudor et les enfants de sa marraine. D'autres mesures royales soulignent encore l'appui que Marguerite Pôle trouvait à ce moment auprès d'Henri VIII pour élever les orphelins dont elle était la mère. Après avoir cassé le jugement qui avait jadis condamné le jeune Edouard Warwick, Henri VIII, le 25 septembre 1517, créachevalier, dans l'église de Tournay, l'aine de ses petits cousins. Henri, et lui rendit la baronnie de Montagne ou Montacute, qui avait été enlevée, sous Edouard IV, à la. famille de Marguerite. L'année précédente, en 1516,. Henri VIII avait également montré l'intérêt qu'il portait aux jeunes Pôle en faisant épouser à Ursule lord Stafford, fils du puissant duc de Buckingham.
Kéginald n'était point oublié dans ces libéralités royales. Dans le livre des dépenses d'Henri VIII, à la date du "28 mars 151 "2, une première somme de 12 livres est mentionnée pour couvrir les frais d'un an de séjour à Oxford de Réginald Pôle, tandis que le 8 juin 1513 on trouve trace dune autre pension versée à « Reynold Foie, étudiant à l'Université d'Oxford » (1). En 1517, et les années suivantes, le monarque ajouta encore à ses largesses en accordant à son cousin, bien qu'il ne fût pas même encore dans les ordres mineurs, diverses prébendes et plusieurs bénéfices (2). Tout permet donc de penser que la situation du jeune prince était assez brillante au milieu de ses camarades.
La vie de l'étudiant à Oxford, au début du XVI* siècle, était, à peu de choses près", celle des étudiants de toute» les grandes Universités de l'Europe. La passion de savoir, qui reste un des signes distinctifs de la Renaissance, s'y manifestait comme dans les autres pays. L'étude particulière et les cours rjui, de nos jours, semblent, en partie, sacrifiés, chez les Anglais, aux sports et aux jeux de plein air, occupaient alors un temps notable de la journée. De