‹ Un prince anglais, Cardinal-Légat au XVIe siècle Réginald PoleChapitre 17 sur 48 · IG · texte numérisé non relu

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plus tard, il est impossible de dire dans quel palais Pôle s'établit, mais il est vraisemblable de penser que ce fut dans une maison très vaste, puisqu'il avait à loger ses familiers et sa douieslicitc et qu'en de certaines circonstances il y reçut, avec sa nombreuse suite, l'ambassadeur anglais auprès de la République de Venise.

Dans une lettre datée du 27 avril 1521, Réginald Pôle annonce au roi son arrivée à Padoue et donne des détails sur ses frais de voyage. Il s'explique sur les dépenses qu'il a été obligé de faire dans une ville où les magistrats tiennent à l'honneur de le traitercommeun parent du souverain anglais malgré sa protestation de n'être venu qu'à titre de simple étudiant. Pôle promet au roi de ne point se laisser dépasser en ardeur pour le travail parles évêques et les nobles. Parmi ces derniers, il cite le marquis de Saluzzo et le frère du duc de Bavière désireux, eux aussi, de suivre les cours universitaires. Sa lettre n'était pas un simple récit de voyage ; elle se termine par un appel de fonds. Il est convaincu, écrit-il, (|ue le roi ne voudra pas le voir encore quitter l'Italie, mesure à laquelle, faute ^d'argentpour prolonger son séjour, il serait pourtant contraint de se décider. La réponse royale fut, sans doute, satisfaisante ou tout au moins l'argent demandé arriva d'une source ou dune autre, puisque Pôle resta environ sept ans à l'Université vénitienne de Padoue (I).

La Seigneurie, soucieuse de s'attirer les bonnes grâces du roi d'Angleterre, nomma par décret spécial Nicolo Leonico Tomes professeur de philosophie de son jeune cousin, choix des plus heureux, car Tomes était un savant distingué. Il fut le premier, remarque Bembo, qui, à Padoue, expliqua Aristote en grec. Sa profonde science, son aimable caractère et la pureté de ses mœurs ont mérité les éloges d'Erasme. Les rapports entre le maitre si digne d'estime et son disciple si capable d'apprécier ses talents se transformèrent vite en une solide amitié, qui ne fut rompue que par la mort de Leonico, en 1531. l'oie suivit également les leçons de langue grecque et latine données par Komolo Amasco qui, devenu plus lanl socré-

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