CHAPITRE IX
Il y a un parallélisme complet entre ces deuxséries de développements, car tous deux sont dépendants lun de l’autre. En effet, chaque changement dans Pidioplasma de l’œuf ou dans ses ébauches a nécessairement pour suite une modification correspondante du cours de l’ontogenèse; et inversement un changement dans l’ontogenèse, qui ne dépend pas de l’œuf et dérive de causes externes, ne deviendra une acquisition durable de l'espèce et par suite ne se répètera qu'autant que l’idioplasma de l’œuf aura été changé d’une manière correspondante pour la prochaine génération, [p. 162].
Osc. HERTwIG appelle loi causale ontogénétique et parallélisme entre l’ébauche et le produit de cette ébauche, cette dépendance qui existe entre l’état de l'œuf d’une part, le cours et le résultat de l'ontogenèse d’autre part [p. 163|.
Telle est la démonstration générale de l’auteur: après l’avoir faite, il revient sur certains stades, pour montrer commentils ne peuvent être regardés comme de simples répétitions de la chaîne ancestrale. De ce que l’ontogenèse commence par une cellule, et de lhypothèse que la phylogenèse a commencé par des êtres unicellulaires, il ne faut pas conclure que le développement des organismes actuels commence au même point où ils ont pris leur origine dans la phylogenèse. La cellule comporte dans son organisation des différences de degrés très considérables. Les œufs fécondés des différents êtres diffèrent beaucoup les uns des autres, et sont aussi bien les
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cependant conclure avec une grande certitude que …
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218 UN PROBLÈME DE L'ÉVOLUTION porteurs des différences spécifiques de l’espèce, que l’est à la fin de l’ontogenèse l’individu achevé. L'’œuf n’est aucunement la récapitulation du vieil état primitif au temps où il n’y avait que des amibes, mais le prolongement immédiat du plus haut point où est arrivé le développement organique de l'espèce considérée [p. 164].
De même que l’œuf ne répète pas le stade initial de la chaîne, les stades blastula, gastrula, neurula d’un
Vertébré ne récapitulent pas simplement chacun une
forme ancestrale commune à de nombreuses généalogies divergentes, car si les blastula et les gastrula d’un Echinoderme, d’un Cœlentéré, d’un Brachiopode, d’un Amphioxus se ressemblent extraordinairement par leur forme extérieure, elles diffèrent
cependant d’autre part car elles renferment les ébau-
ches, invisibles pour nous, des caractères de leur embranchement et de leur classe [p. 165].
Les stades embryonnaires appartenant à des phases plus avancées ne correspondent pas non plus à des formes ancestrales réelles. WEISSMANN dit à propos des fentes branchiales des embryons de . Mammifères, «on peut contester qu'il y ait aujour- d’hui dans l’ontogénie humaine un stade Poisson, . mais on ne peut contester que les ébauches d’arcset … fentes branchiales de l’embryon humain ne laissent
nous avons eu des ancêtres pisciformes ». HERTWIG ne pense pas, malgré cela, que embryon pourvu de fentes branchiales répète un stade ancestral. Appelons.