Le saul-conduit de Chabot
Du 26 de brumaire, l'an second de la République française une et indivisible, à deux heures du matin.
Nous avons reçu du citoyen Chabot, représentant du peuple français, la dénonciation qu'il nous a remise signée de lui, écrite sur quatorze pages, paraphées et numérotées par lui, concernant un sistème de corruption et de diffamation, dont le but paroît être la dissolution de la Convention nationale. Dans ce complot, Chabot nous a déclaré avoir voulu paroître y entrer afm de le déjouer, en se faisant saisir avec les chefs qui le dirigeoient et qui lui ont remis cent mille livres en assignats qu'il a déposées au comité comme un commencement de preuve du complot, qu'il nous avoit déjà dénoncé verbalement le vingt-quatre du courant, à dix heures du matin, avec promesse de rédiger par écrit sa dénonciation, ce qu'il vient d'effectuer.
Les représentants du peuple français, membres du comité de Sûreté générale de la Convention nationale :
Dubarran, Vadier, Amar, Louis du Bas-Rhin, M. Bayle, Jagot. (Archives nationales, scellés Chabot, F'? 4637.)
(Semble de la main d'Amar.)
ilO l'affaire de la compagnie des INDES
Chabot et Basire partis, une délibération commune s'ouvrit entre les deux comités de Salut public et de Sûreté générale, et le résultat de cette dédiiération fut l'arrêté suivant :