ote de Vogt et de Haussmann sur les Frey
Les Frey sont nés juifs ^sous le nom de Tropuscka, en Moravie, ennoblis sous le nom de Schœnfeld, ils sont 2 frères ici et 3 au service d'Autriche. La c^^ leur sœur a été baptisée il y a 3 ans. Il y a encore deux autres sœurs à Vienne dont une seulement a été baptisée et est entretenue par un baron allemand. Frey l'aîné, à Paris, est marié, sa femme est à Vienne avec 2 de ses filles et un fils de 16 ans, qu'il a mis dans l'armée révolutionnaire, lequel il fait passer pour son neveu. On ne leur connoît d'autre fortune que beaucoup de dettes en Allemagne. Leurs liaisons particulières à Paris étoient celle de Lavau, le ci-devant rédacteur de la Montagne, et Perigny, ci-devant adjoint du Ministre de la marine W, lesquels hommes étoient leurs intimes amis, quiconque les a fréquenté seulement quelque tems a dû s'appercevoir que ces deux êtres étoient des plus rusés ijntrigans qu'on pouvoit trouver, conséquemment des êtres suspects et très dangereux.
Ils se sont donnés tous les mouvements par tous les moyens pour se fofiller avec des personnes qui jouissoient d'une grande réputation et popularité, espérant par là, par un faux patriotisme, mériter leur confiance et parvenir par la suite aux premières places de la république.
VoGT, interprète national,
rue du Roulle, n° 258.
Je soussigné certiffie que les faits ci-dessus m'ont été attestés par plusieurs personnes qui connoissoient par-
Ci) Le marquis de Périgny, député de Saint-Domingue aux Etats Généraux, parut sous la Législative à la tête du club de Strasbourg, prononça de violente discours en faveur des piques, contre Léopold et tous les rois. Il fut chassé du ministère de la meirine comme suspect dmtrigues aristocraUques.
faitement les Freys et nottainment par le nommé Freclerich Dietrichsten, actuellement détenu à la Force, qui donnera des éclaircissements encore plus amples, et encore parle c. Wûrtz, médecin, logé rue Saint-André des Arts, chez Mail, vinaigrier. (Archives nationales, W 342.)
J. Haussmann,
(député de Nuremberg.)
Ces notes ne faisaient d'ailleurs que confirmer une dénonciation que l'allemand Jean-Baptiste Wilhelm avait adressée au Comité de Sûreté générale dès le 10 septembre et qui figure également au dossier du procès.
Les premiers résultats de l'enquête aggravaient singulièrement le cas de Chabot. Les témoignages accablants et concordants recueillis sur ses beaux-frères permettaient de douter fortement de la sincérité de ses déclarations. Le dénonciateur, le justicier, dont il avait pris tardivement la figure, apparaissait dans la réalité sous un tout autre aspect. Il accusait Delaunay et Julien de liaisons équivoques et ses liaisons à lui étaient encore infiniment plus suspectes.
Il avait prétendu que les 100.000 livres qu'il avait reçues étaient pour corrompre F'abre et voilà que le jacobin Bous racontait qu'il avait l'habitude, lui Chabot, d'épouvanter les banquiers en se servant du nom de Fabre. Et le même Bous ajoutait que Chabot avait extorqué de fortes sommes à la banque Boyd et Ker.