in billet intercepté par Chabot
Billet dans lequel on demande à Delaunai trois cens livres, aujourd'hui 1" frimaire, à dix heures du matin.
Besse fesait mon lit. Un jeune homme m'apporte un billet dans lequel on me demandait trois cens Jivres. Je savais que je ne devais rien à personne qu'à mes parens et je ne connais ni l'écriture ni la signature qui me paraissent être d'une femme. J'ai oublié la signature mais je la crois apocryphe. J'ai cru d'abord que c'était un piège ou un frippon qui me demandait de l'argent. J'ai regardé le garçon entre deux yeux et mon premier mouvement a été de mettre le billet au feu ; lorsque j'ai vu que le garçon était de bonne foi. En l'approchant du feu j'ai vu ressortir des caractères mordorés au bout du billet. J'y ai lu « Soyés tranquille. Les a. sont partis ou cachés. Hé. tient ferme et vous défendra. Ménagés B., accusés les a. et surtout G. Duf. est toujours son enneuii juré. Il nous servira. Son mariage irrite. Les Fr. ses frères et toute sa famille seront arrêtés. Ça va, du courage et de la gaieté. Le rap. est son ennemi juré. Le frippon nous a trompés. Mais il s'en repentira. Les a. l'accuseront et le p. est contre lui. On ne parle pas de vous. Je vous avais bien dit de ne pas vous fier au G. Ge f. en sera cependant la duppe » (''. J'ai lu et relu ce billet auprès de mon feu toujours tenté de l'y jetter. J'ai demandé au garçon pour qui était ce billet jusques là inintelligible : pour le c^n Delaunay m'a-t-il répondu en présence de Besse. Je ne suis pas Delaunay et le dui ai rendu. Aussitôt que Besse a eu fini ma chambre j'ai écrit ces mots pour servir dans le
"^^°^"- François Ghabot.
(1) Il semble qu'on puisse compléler ainsi les noms conmiençant par .des initiales : « I-^es autres sont» partis ou cachés. Hébert tient ferme... Ménagez Hasire, accusez les ctulres et surtout Chabot. Dufourny est toujours son ennemi... Les Frey s',^ frères et sa famille seront arrêtés... Les autres l'accuseront et le public esk contre lui... .le vous avais bien dit de ne pas vous fier au capucin. Ce trocard en sera cependant la duppe. »
Î26 l'affaire de la compagnie des INDES
Je ne répons pas de rendre littéralement la teneur du billet quoique je l'ai lu quatre fois et repassé dans la tète tout le tems que Besse fesait mon lit et ma chambre. Mais, à part quelque lettre et quelque mot, c'est le sens et à peu près la longueur du billot à lettre jaune sans signature. J'avoue que j'ai oublié celle du billet noir ayant été pré()cru])pé i)ar le jaune. (Arcli. nat. F'^ 'i687.)
~^G. — Cltalioi à Daiilon cl à Merlin
Du secret du Luxembourg, le 29 frimaire il'an 2. François Chabot à ses amis Danton et Merlin,
Enfin je commence à respirer. La fuite des complices de Delaunay ne le sauvera pas. La providence a fait découvrir une pièce bien essentielle pour établir mon innocence, la vérité de nva dénonciation el le crime du conspirateur qui avoit beau jeu sans doute pour récriminer contre nous, en disant comme il a eij l'attention de le faire qu'il n'avoit aucune relation avec Benoît et Julien. Il s'est trouvé aux procès-verbaux un .décret expédié, écrit de la main de Benoît, interligné de celle de Delaunai et signé par lui pour trois de ses collègues au moins, car si Fabre n'a pas signé plus de trois fois des projets sur la compagnie des Indes, je maintiens que sa signature, quoique passablement contrefaite, est de la main de Delaunai. Toutes les fois que j'ai traité avec Fabre, j'ai signé après lui. Or, dans cette pièce, ma signature est la pilus évidemment fausse. S'il a signé un projet sur la présentation de Delaunay, je n'ai rien à dire. S'il ne l'a pas fait, encore une fois sa signature est contrefaite et je le crois d'autant plus volontiers que Delaunay n'osoit pas l'approcher et que Fabre ne signe pas sans lire. Or, je réponds que s'il avoit lu ce décret, il ne l'auroii pas signé. Mais quand on lui auroit surpris cette signature, la pièce ne seroit pas moins scélérate ; elle prouveroit le crime qu'il a nié et notre innocence. Voici maintenant à
l'interrogatoire des accusés 227
quoi se réduisent ses récriminations contre moi jusqu'ici : 1° que Julien de Toulouse m'a offert de la part de Despagnac de faire ma fortune. Cela est si faux que l'abbé Despagnac m'a dit, en présence de témoins : « On ne cherchera pas à vous corrompre par l'appât de la fortune. car je sais que vous avés refusé quatre millions du Ministre d'Espagne pour une question qui n'avoil pas l'air de pouvoir vous compromettre. » J'ai des témoins que j'ai cités et lui en cite qui sont en fuite. Cela est aisé ; 2° de lui avoir dit que j'avois fait une affaire dans laquelle j'avois gagné deux cens mille livres. 11 ne dit pas quelle est cette affaire, quoiqu'il fut naturel de me demander ce secret utile, puisque c'est un frippon qui le dit et je suis l'honnête homme qui le nie : 3° d'avoir demandé à Boid trois cens mille liyres pour faire lever les scellés alors qu'un décret ordonnoit cette levée. L'exécution en eût été chère pour un particulier. Mais enfin je n'ai jamais reçu Boid chès moi et n'ai jamais été chès lui. Ce fait est aisé à prouver. Puis c'est De Batz ipii a engagé L'Huillier à faire cette levée ; puis j'ai dénoncé Delaunai comme lié avec Boid et, sur ma dénonciation, celui-ci devoit être arrêté. Donc je n'étois pas payé par lui. D'ailleurs ces deux sommes feroient cinq cens mille livres et toute ma famille, jointe à ma femme et à moi, n'en avons pas la moitié. Quant à moi je n'ai que six mille ;livres de meubles reconnus qui m'ont cotlté deux mille huit cens livres en 9i et 92, car je n'ai achetté en 93 que les présens de noces avec l'argent de mes beaux-frères ; 4° d'avoir averti Boid qu'il y avoit un décret contre les Anglais et par là d'avoir favorisé son évasion. Je prouverai que le décret d'arrestation contre les Anglais et contre les banquiers ont été rendus pendant mon absence de la Convention, l'un lorsque j'étois à Versailles et l'autre à la maison commune pour mon mariage. Ainsi Boid, recevant les journaux aussitôt et plutôt que moi, car je ne voyais pas les journaux du soir, il seroit absurde que je l'avertisse d'un décret public ce qui du reste ne me paroît pas un crime.
2â8 l'affaire de la compagnie des INDES
Mais la haine que j'ai vouée aux Anglais et professé hautement à la Convention rend cette inculpation ridicule. Ma discussion sur les Anglais lorsqu'il fut question de tous les étrangers prouve seule que je ne reçois pas de l'argent de ces Messieurs. On me fait attendre une inculpation très grave dans un repas chès moi où nous étions plus de vingt. Mais je n'en sais pas davantage encore. Cependant j'ai lieu de croire que je n'appellerois pas vingt de mes collègues ou amis de différens caractères pour conspirer. J'imagine qu'il est question du repas où Richard et r:houdieu dînèrent avec Philippeaux. Pour le coup Merlin seroit des nôtres. Je sais bien que mes beaufrères se sont un peu émancipés sur le compte d'Hébert et de (Ihaumette et de ileurs adhérens. Certes ce doit être un grand crime, aux yeux de Delaunai, qui a avoué ses relations avec Hébert. Cet aveu vaut de l'or dans cette affaire et prouve au moins que je n'ai pas dénoncé sans preuves la double conspiration et leur liaison entr'elles. Ça ira. La providence veille sur notre patrie et sur ses amis. Mais serrons-nous toujours de plus fort pour terrasser cette faction liberticide. On m'avoil lait peur des commissaires. Delaunai m'avoit fait dire que c'étoit contre moi que se dirigeoit l'instruction, qu'Amar et Jagot étoient mes ennemis jurés et ses amis intimes. 'Vous apprendrés ;le complot de me perdre et de sauver Delaunai et Bazire en lisant mon interrogatoire et la preuve que j'ai administré de suite. On vouloit appaiser ainsi la rage de Pitt dont j'avois déjoué cette dernière manœuvre. Mais le peuple est juste et Dieu veille sur l'innocence. Je vous prie de la protéger et je vous embrasse tendrement.
François Chabot.
Au citoyen Danton représentant du peuple, membre du comité de Salut pul)lic, Cour du Commerce, à Paris.
(Archives nationales, F' 4434. Scellés Danton.)
l'interrogatoire des accusés 229
37. — f'Itabot à Robes inerre Au secret du Luxembourg, le 29 frimaire an II.
Robespierre,
Enfin, il est donc vrai que la Providence veille sur le sort de la vertu ! La fuite des complices de Delaunai me donnoit bien du chagrin ; mais il s'est trouvé une pièce dont j'ignorois l'existence, qui démontre seule et mon innocence et le crime dont j'avois accusé Delaunai et ses complices ; et l'absurdité de ses récriminations contre moi est si évidente que les commissaires dédaignent souvent d'écrire mes réponses, me trouvant assez justifié par finculpation même. Je commence à respirer ; mais je m'étonne que les comités, nantis de cette pièce, qui est la preuve matérielle de son crime et de son audace, aient tant tardé à faire le rapport, au moins de la première partie de la conjuration, et de nous interroger. J'avois un secret sur le cœur qui, peut-être dévoilé aux premiers jours de mon arrestation, auroit déjoué une partie des intrigues par lesquelles on a voulu sauver Delaunai et me perdre. Mais la Providence veilloit pour moi, au moment même où je m"en croyois abandonné. La pièce, dont je t'ai parlé, est un décret expédié de l'écriture de Benoît, interligné par Delaunai qui prétendoit n'avoir pas de relations avec lui, et dans lequel il a eu ila témérité de faire trois signatures de sa main, surtout la mienne qui est la plus mal faite de toutes. Je ne me plains plus des rigueurs exercées contre moi ; mon innocence n'en sera que mieux reconnue ; mais je t'avoue que j'ai trouvé bien ^ure ta rigueur envers moi. Si, comme je l'espère, notre secret finit avec notre interrogatoire, je suis con tent. Cependant, je crois que l'intérêt public commanderoit que notre rapport précédât de quelques jours la rentrée du parlement britannique. Toutefois, tout ce que je vois dans les journaux me confirme que vous sauvez la
chose publique et je m'en rapporte sur votre sagesse. Je te prie de faire dire à ma femme et à ma sœur que je me porte bien, et de me faire donner de leurs nouvelles.
François Chabot.
{Pièces trouvées chez Robespierre, pp. 41-42.)
58. — Chabot à Robespierre Du secret du Luxembourg, le 30 frimaire, l'an II. Robespierre,
Certes, je ne m'attendois pas que notre dénoncé fut si absurde dans ses récriminations ; il m'accuse d'avoir reçu cinq ou six cens mille livres pour sauver les Brissotins ; il faut convenir que j'aurois bien mal gagné mon argent ; il cite des témoins morts ou absens ; c'est très commode. Je sais bien qu'ils m'ont dit qu'il y avoit 5r)0.000 livres déposées pour cette œuvre ténébreuse ; mais ils ne m'ont pas même offert ma part, connoissant mes dispositions hostiles contre tous les accusés, et surtout celles de mes beaux-frères contre Ducos, auteur de la Chronique et collaborateur de tous les Brissotins et de Delaunai qui en est un rejeton échappé à la vengeance nationale ; mais le fait de cette inculpation acquiert de la vraisemblance dans son roman. J'ai donné un repas aux jurés chargés de juger la faction, afin de les corrom.pre. Malheureusement Antonelle est le seul jure dans celte alfaire qui ait mangé chez moi et c'étoit après Vexécution des Brissotins. Prieur, son ami, et Vilatte, qui y ont mangé pendant l'instruction, appartenoient à une autre faction et ils peuvent dire ce que pensoit toute ma famille au sujet de ce procès. Je dois dire, avec vérité, que mes beaux-frères étoient plus enragés que moi contre cette faction liberticide, surtout contre Ducos et Ver- ■gniaud : ils ont fait quelquefois l'éloge des talens qu'il employoit à sa défense, mais pour mieux faire ressortir
l'interrogatoire des accusés 2^1
les preuves de son crime. J'ai des témoins que j'ai cités. que mes beaux-frères ont dit à Delaunai et à Benoît : Si Chabot étoit juré dans cette affaire et qu'il prononçât l'absolution daucun de ces contre-révolutionnaires, il ne me seroit plus rien. En me supposant donc une inclination pour quelqu'un d'eux, aussi forte qu'étoit mon aversion, ce ne seroit pas la table de mon beau-frère que j'aurois choisie pour séduire les jurés. Mes frères auroient détruit toute l'impression que j'aurois pu faire sur eux en faveur des accusés ; mais enfin, lorsque j"ai reproché à Ducos d'avoir prêté sa maison pour les conciliabules, et de s'être lié à une faction dont il avoit reconnu qu'un des chefs, Jensonné, étoit le plus grand de tous les scélérats, quand je lui ai reproché d'être le Mercure de la faction, et de m'avoir tenté en faveur de ceux qui la composoient pour les faire députer par le corps électoral de Paris, je ne pouvois pas m'attendre qu'on me reprocheroit de vouloir le sauver et d'être payé pour cela. Quand je lui ai reproché de s'être lié, au moins par vanité, avec des soidisant hommes d'esprit et des savans, pour travailler avec eux la contre-révolution, je ne m'attendois pas qu'on me reprocheroit un jour à moi d'avoir été payé pour le faire absoudre par des juges dans l'àme desquels ma déposition devoit porter la conviction. Je dirai avec Horace : Saltcni vcrisiinilia finge et proxima veris. Je ne sais si je cite bien, depuis vingt-quatre ans que je n'ai pas vu mon Horace ; mais enfm les jurés qui m'auroient entendu parler des lettres de Ducos dans son département et de tous les faits dont je viens de parler, si j'avois tenté de les gagner à Ducos, m'auroient dit sans doute, tu es un fripon : mais, si j'avois reçu de l'argent qui ne se donne en ce genre qu'après l'avoir gagné, ceux au moins qui m'auroient payé me l'auroient reproché et m'auroient fait dénoncer il y a plus de deux mois. Pourquoi a-t-on attendu ce moment, et la mort de ceux qui dévoient me payer, et la fuite de Julien qui devoit y avoir sa pari ? .le ne sais pourquoi. Ai-je donc fait évader Julien, moi qui vouloit le
faire capturer chez moi ? la calomnie est trop ridicule. Mais j'ai invité le Père Duchêne pour le corrompre à ce sujet. Malheureusement encore Hébert et Chaumette ne dévoient dîner chez moi qu'après l'exécution des Brissotins et la date des lettres d'invitation de ma femme à celles d'Hébert et de Chaumette doit le prouver ; mais j'ai des témoins, la femme de Rossignol et une autre qu'elle nommera, que le rendez-vous proposé par moi ne fut que pour le jour de l'exécution et qu'Hébert voulût que ce fût le lendemain ou surlendemain. S'ils ont brûlé ces billets d'invitation ou s'ils les ont antidatés j'ai deux témoins irrécusables pour les confondre ; et si par hasard ils nioient le fait, les voilà convaincus d'agir de concert avec Delaunai et par conséquent d'être de la faction, comme je l'ai dénoncé. Autre inculpation grave. J'ai demandé et peut-être obtenu 300.000 liv. de Boid pour faire lever les scellés, lorsqu'il y avoit huit jours que cette devée étoit ordonnée et exécutée partout, excepté chez lui, qui n'étoit pas excepté dans le décret. Malheureusement Jagot m'a exhibé une note de police, par laquelle il conste que Boid étoit parti un mois auparavant, ou au moins quinze jours, c'est-à-dire lors du décret pour les gens suspects. Mais je l'ai averti de ce décret. Non, c'est du décret sur les étrangers et il conste qu'en sortant de la séance je fus à la police et à une section pour demander une prison pour mes frères. Je l'ai averti du décret des banquiers. Non encore, j'étois à Versailles le jour qu'il a été rendu et j'en ai des témoins sans reproche. Je l'ai averti du décret contre les Anglais. Mais j'étois au tribunal révolutionnaire et Boid étoit parti il y avait au moins quinze jours, d'après la note de la police ; il y a donc une providence qui aveugle le crime lorsqu'il poursuit la vertu. C'est avec Julien que je commettois tous ces crimes. Malheureusement Julien n'a été chez moi qu'à deux époques marquantes, lorsqu'on mit les scellés chez lui et lorsqu'il fut poursuivi aux Jacobins pour son rapport contre-révolutionnaire du fédéralisme, et Delaunai et Benoît sont venus
l'interrogatoire des accusés 233
journellement chez moi, lorsque je n'ai été chez aucun des trois, excepté chez Delaunai, il y a deux ans, une seule fois ; car dès lors je le regardai comme un complice de la faction brissote. Mon mariage est un crime. J'ai répondu ; mais, d'après le roman de Delaunai, j'ai fait une affaire où j'ai reçu 200.000 liv. ; j'en ai reçu 300.000 liv. pour avertir Boid d'un décret que les journaux lui apprirent avant que j'en fusse instruit ; 5 à 600 pour sauver Vergniaud, Fonfrède. Ducos et \'iguier, que j'ai menés à la guillotine. J'ai offert de faire saisir 500.000 liv. de la compagnie des Indes, il n'en convient pas ; mais, reste que je dois être riche d'environ 1..500.000 liv. et ni moi, ni ma famille, ni mes beaux-frères, ni tous les amis que je puis avoir, n'ont pas les deux tiers de cette fortune, c'est un malheur pour Delaunai. Je t'assure que je croyois que tout conspiroit pour me faire passer pour calomniateur de Delaunai, lorsque la pièce apocryphe, écrite de la main de Benoît, et signée pour quatre par Delaunai, a ranimé mes espérances ; je ne crains plus rien. Cependant, s'il étoit vrai, ce que je ne crois pas, malgré les assertions répétées de Delaunai, que le rapporteur fut mon ennemi juré, j'espère que tes principes de justice t'engageront à me défendre. Mes beaux-frères sont étrangers ; mais je ne le suis pas ; ils peuvent être suspects ; mais je ne le suis pas, et je vous ai écrit ipie je séparois ma cause de la leur. Je n'ai jamais manqué à ce qu'exigeoit le salut de ma patrie ; toujours inébranlable dans les principes, je les ai constamment défendus. Si mon mariage offusque, que l'on me le dise ; aucun sacrifice ne me coûte pour la liberté ; si l'on veut me laisser ma femme toute nue, je la prends et je gagnerai sa vie et la mienne. 'Voilà ma profession de foi. J'espère que ma cause est assez bonne pour que tu y prennes quelque intérêt, avec les principes de justice que je te connois.
François Chabot.
{Pièces trouvées chez Robespierre, pp. 42-46.)