‹ Un procès sous la Restauration, l'affaire du maréchal Ney [microforme]Chapitre 3 sur 8 · SÉ · texte numérisé non relu

SÉ

départ environ 1000 hommes seulement. Attaquer, constituait donc un grand risque ; une attaque, même une attaque heureuse, pouvait avoir des résultats fâcheux. Quelques officiers de son avant-garde essaient de parlementer, mais ils sont reçus avec des menaces. C’est alors que Napoléon descendant de cheval, s’avance vers les premiers rangs, ouvre sa poitrine et dit : “ Si quelqu'un veut tuer son empereur, il le peut, le voici!” Impassible, le capitaine de la troupe, Randon, crie : “ Feu!” Les soldats, tête baissée, et comme comprimés jusque-là, répondent: “ Vive l’empereur!” C’en est fait! Le 5"° régiment de ligne est conquis et sollicite l'honneur de marcher en tête de la colonne. Presque sur ces entrefaites, et avant d'atteindre Grenoble, La Bédoyère avec un autre régiment, le 7° de ligne, accourt au devant de l’empereur. À Grenoble, le général Marchand qui commande à 6000 hommes, fait mine de vouloir résister mais l'attitude générale est telle que tout ce qu’il peut faire est de s'enfuir, en fermant derrière lui les portes de la ville. A l’arrivée de Napoléon, la foule en démence brise les portes et le conduit en triomphe à travers des rues illuminées,

Jusqu'ici, la marche de Napoléon ne s’est pas effectuée sans dangers ; mais désormais que peut-il craindre et qui pourra l'arrêter ? “ Jusqu'à Grenoble, écrit-il à Sainte-Hélène, j'étais aventurier, à Grenoble, j'étais prince!” Toute une grande ville et cinq régiments sont à lui; et, au même moment, sept généraux partis de Paris, sont en route pour venir à sa rencontre,

Napoléon, resté trois jours à Grenoble, avait repris sa course en gagnant Lyon. .Là, cependant, les princes et Macdonald l'ont devancé; mais l’état des esprits est tel aussi dans cette ville, qu’à une revue des troupes par le comte d'Artois, Macdonald, inquiet, a résolu de convoquer secrètement les officiers pour leur demander leur avis. “ Voyez donc ces grenadiers,

dit quelqu'un au comte d'Artois, mace |” Macdonald demande aux seiller aux princes : “ Qu'ils partent le plus tôt possible ! ”’ on lui répond, Le 10 Mars, à quatre heures, ils étaient en route, et il était temps ; car à Peine avaient.ils quitté que Napoléon entrait en triomphateur dans cette ville, la première du royaume en importance, après la capitale,

Resté le dernier, le brave Macdonald veut résister un moment ; il est culbuté par ses Propres troupes et contraint de se sauver à bride abattue pour ne pas être pris,

C'était le 10 mars. Le 11, Napoléon est à Châlons-sur- Saône, Le 13, Villefranche, Bourg, Autun, Tournus, Roanne, Dijon sont en pleine insurrection. A Mézières, Sarreguemines, Amiens, au Hâvre, à Saint-Brieuc, Brest, Fontaine. bleau, Auch, Besançon, les soldats dans les casernes crient : * Vive l’empereur |” « Rouen est douteux ”, écrit le maréchal

Jourdan. Il en est de même de la ville de Metz. A Ver. sailles on redoute Je, sédition, Les soldats désertent à Péri. gueux. “* Il faut que j'arrive à temps pour avoir un morceau ré “ des Bourbons ”, dit un officier, à Nantes. Du 10 au 13 Fe mars, les 23, 36, 39, 72 et 76e de ligne, le 3e de hussards, Se tournent du cêté de l'empereur. «“ A Villefranche, dit “ Henri Houssaye, 60,000 Paÿysans sont accourus voir passer

“T mnpereur, et les villages sont déserts à dix lieues à la “ ronde...”

Comme ils vous font la griofficiers ce qu'il doit con-

Qu'est devenu le maréchal Ney pendant ce le 8 mars de Paris, Ney était arri ES se porter de là sur Lons-le-Saulnier, Apprenent de Lyon la ; présence du maréchal en Franche-Comté, Napoléon lui avait, Fe sans tarder, dépêché des émissaires, Fa Selon le duc de Rovigo,

temps ? Parti vé à Besançon, le 10, pour

et de l’aveu même de l'empereur,

Ney était, de tous les généraux, le plus à craindre, Mais y avait-il possibilité, en ce moment, d'attaquer Napoléon avec succès ? A Lyon, ce dernier avait au delà de 14,000 hommes toute la France courait à lui, tandis que Ney, isolé, commandait à environ 6,00 seulement. Dans ves conditions, il était aisé de prévoir celui des deux capitaines qui eût frotté l’autre. Il pouvait sans doute l'attaquer ; “ mais, dit Henri Houssaye, qui nous paraît résumer l'avis général “ rien ne semblait “ pouvoir désormais arrêter le triomphe de l’empereur; une “tentative désespérée du maréchal pouvait seulement l’en- “ sanglanter,”

Au moins, si Ney eut été certain de ses troupes! Elles étaient, au contraire, fort douteuses, “ En rendant compte des événements au roi, Macdonald atteste que le maréchal a de l’honneur, mais que ses soldats pourraient bien lui échapper, que la contagion gagne.”

Parti le 8 de Paris, Ney, comme nous l'avons dit, était arrivé le 10 à Besançon, précisément le jour où les princes quittaient Lyon. N'ayant de nouvelles ni de cette dernière ville, ni de Grenoble, le maréchal s'inquiète et écrit au comte d'Artois, sollicitant avec instances l'honneur de se porter en avant; car il faut bien observer qu'il est sous ses ordres, Le comte d'Artois est le généralissime de l’armée, chargé d'arrêter l'invasion, Ney ne reçoit pas de réponse à sa lettre, Le ministre de la guerre lui avait dit à Paris qu'il trouverait des instructions à Besançon. Pas d'instructions, ou du moins des instructions très insuffisantes. Au même moment, ses régiments sont travaillés par des agents inconnus. Déjà plusieurs corps faisant partie de son camp, ont arboré la cocarde tricolore et sont passés à N apoléon. De fait il ne lui reste plus bientôt que quatre régiments d'infanterie. Le 13 mars, Ney ignore encore, à vingt lieues qu’il est de Lyon, l'odyssée des princes et s'imagine qu’ils se sont portés sur

Parvenus à pénétrer jusqu’au maréchal: ils d’une lettre de Bertrand, de Bertrand le héros

— 10 … Moulins, 1] regrette qu'ils n'aient Pas tout de suite couru sur Grenoble, ce qui, suivant Jui, eût Pu “ couper court à l'affaire ;” de son côté, tout de même il avait hâté ses pré. Paratifs et expédié des ordres, Mais

était partout, « Les ordres se croisaie dit Welschinger ; le fait est qu'on battai

r contre, les mauvaises autres, Le soir du 13, Napoléon est rendue à

de même que le courant dans les grandes inondations, Le ruisseau grossi se change bientôt on torrent des eaux, Partout cèdent les di

nant dans la Campagne en vahie, le fleu table, Qu'est.ce que Ney au milie

vagues s'apprêtent à emporter bie sister maintenant ? En vérité que

Dans la nuit du 13 au 1

4, les agents de l’empereur sont

sont porteurs d’Aboukir, du

glorieux et fidèle Bertrand qui, ayant suivi son maître \ l'Ile d’Elbe, est revenu avec lui, en attendant qu'il le suive encre rlus tard à Sainte-Hélène, Bertrand engageait vivement son ancien camarade à s réunir à l'empereur pour éviter la guerre civile, 11 lui représentait que l'Europe, mécontente de Louis XVIII, favorisait l'évasion, que la monarchie était perdue, que déjà le roi avait quitté Paris, On lui disait que les Russes étaient rentrés dans leur pays, que l’Angle. terre “ approuvait le mouvement,” que la Prusse, seule, n'oserait attaquer Napoléon ; et enfin que Murat s'av:nçait, du côté de l'Italie, avec 30,000 hommes... S'il hésite, il répond du sang français qui sera inutilement répandu, Puis on Jui fait un tableau des événements qui accompagnent la marche de l'empereur à travers la France, de l’enthou. siasme des populations. Ney, à la fin, est ébranlé, En proie à toutes les réflexions, il s’imagine un moment qu’il est seui et qu'on l’abandonne, Résister quand même ? Mais ses troupes sont menaçantes : déjà il ne peut compter sur elles ; on l'a averti de complots contre sa persoune, Eh quoi! Macdonald, Oudinot, Suchet, Soult, La Bédoyère, Brayer, Marchand, sans compter ce fameux comte d'Artois qui est parti le premier, ont disparu comme des ombres devant Bonaparte, ou se sont joints à lui, et il resterait ? Après tout, si Louis X VIII est parti, n'est-il pas délié de ses serments ? Telles sont les réflexions qu'il se fait à lui-même.

Le matin du 14, après avoir appelé Bourmont et Lecourbe, deux officiers supérieurs de ses troupes, probablement sous prétexte de les consulter, mais gagné d'avance, il lance au corps d'armée qu’il commande une éclatante proclamation, où, allant toujours au delà du but et sans mesure, il insulte aux Bourbons, annonce que leur cause est perdue et que les troupes n'ont plus qu’une chose à faire: « rejoindre le

moi, mon cher maréch

Comme on Ji grande. Mais, Je 1

Telle était la confiance dans le maréchal et l'idée qu'on se faisait de ses moyens, qu'à la nouvelle de sa défection, on crut tout perdu, et la consternation fut générale, Cédant au conseils de Macdonald, Louis XVIII dut reprendre la route de l'exil ; et, le lendemain, 20 mars 1815, Napoléon, suivi du maréchal Ney, comme tant d'autres, rentrait dans Paris au milieu des acclamations ; des acclamations “ de cette foule hébêtée ”, dont parle quelqu'un, prête à se prosterner devant tous les soleils levants. L'histoire n'avait jamais vu ni pareille viciseitude, ni pareille fortune, “ Quel génie disait aux grands officiers de sa cour, Catherine de Wurtemberg, avoir ainsi triomphé sans verser une goutte de sang | ”

Au fond, l'Empire triomphait contre un fantôme de monarchie. Etait-ce en onze mois qu'on pouvait avoir changé la face du pays? Les imaginations populaires qui n'avaient pu voir sans inquiétude le rétablissement de ce qu'ils considé. raient alors l’ancien régime, regardaient en ce moment Napoléon comme le sauveur de la patrie, Œuvre des puissances, plutôt que de la volonté nationale, la 1"° Restauretion trahis. sait aussi trop visiblement le vice de son origine. Une vaine Pompe en voilait à peine l'insuffisance et la faibles, “ En voyant Bonaparte, dit Victor de Brogle, ce petit homme si grand de cent victoires, renverser d'une chiqaenaude un château de cartes, démantibuler d’un coup de pied une décoration d'opéra, je me rappelais involontairement cette scène du roman de Cervantes, où le héros de la Manche, entrant dans une loge de marionnettes, et voyant une poupée vêtue en princesse enchaînée à un géant de carton, tire sa grande épée et pourfend le dragon et les prisonniers, le bateleur et sa boutique.”

Mais voici la Campagne de 1815 qui s'ouvre! voici les Cent-Jours! Voici Waterloo ! En vain N apoléon veut persua-

“plus qu'à tomber sous celles des émigrés.” Mais toute la

der à l'Europe qu'il n'a que des intentions pacifiques, A la septième coalition qui se dresse contre la France, la France devra opposer sa quatorzième armée,

Tout cependant semblait promettre le succès ; jamais le

sance au delà des espaces visibles, et qui se rit des vols de l’aquilon ou des aigles, attendait son heure,

Voyez-vous au loin cœtte plaine immense? De tous les points dé l'horizon, d'innombrables armées y convergent, comme poussées par une main invisible, Quel rendez-vous de toutes les nations ! Jamais les plaines de Pharsale, Actium

écouter, Ila juré coûte que coûte d’anéantir les Anglais. Trois chevaux sont tués sous lui, Son uniforme et son cha. Peau sont criblés de balles, Vingt fois, il défie la mort, vingt fois, la mort l'épargne. Il broie Avec ses escadrons les pre. miers rangs anglais, Il perd son quatrième cheval et son chapeau ; le visage en feu, les cheveux hérissés, la bouche écumante, il crie à son camarade d'Erlon : “ Si nous ne mou- “’rons pas ici sous les balles des Anglais, il ne nous restera

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fatigue, il a recours à l'obligeance de quelqu'un qui lui prête son cheval pour rejoindre les débris de l’armée en retraite.”

La bataille était perdue,

Comme un gigantesque palais en flammes s’effondrant sur ses ruines, l'Empire disparaissait dans ce brasier ardent que l'empereur, —je dis mal,—la colère divine elle-même avait allumé...

Forcé d’abdiquer une seconde fois, Napoléon avait pris la fuite. Mais les restes de l’armée française s'étaient ralliés sous les murs de Paris. Bientôt, su les hauteurs, parurent les feux de l'ennemi, Davoust qui avait le commandement en chef, était prêt à engager la bataille. Mais, vaincu par des appels au patriotisme, des considérations où la sincérité avait probablement plus de part que la prudence, il laisse le gouvernement provisoire entamer des négociations. Le 3 juillet 1815, une convention militaire est signée. Les parties au traité sont, d’un côté les généraux alliés, de l’autre, Bignon, chargé du portefeuille des «traires étrangères, et représentant l'Etat, Guilleminot, chef de l'état-major général de l’armée française, pour l’armée, et Bondy, préfet du département de la Seine, pour la ville de Paris, trois signataires délégués du gouvernement provisoire et représentant la France. Au nombre des articles de la Convention, le XII° qui est le plus important, se lit comme suit: “ Seront pareillement respectés les personnes et les propriétés particulières. Les habitants et, en général, tous les individus qui se trouvent dans la capitale, continueront à jouir de leurs droits et libertés, sans pouvoir être inquiétés ni recherchés en rien, relativement aux fonctions qu’ils occupent ou auraient occupées, à leur conduite et à leurs opinions politiques.”

Les instructions du gouvernement provisoire avaient été positives, Si cet article n’eût pas été consenti, on se serait

D annees”

PTE Rs rem :

battu, Affred Nettement dit

nement provisoire, n'avait Pas reçu mandat de représenter la France, Cet historien dont l'impartialité n°

renfermait, : Comment. ne l'aurai entrant dans Paris, elles devencisnt maîtr.

et mettaient fin à la

le traité, Davoust Consentait au retrait de l’armée derrière la “Loire, et cette armée

ation et de sagesse, Les dans une lettre, sont bien.

il. À ces conditions, ajoutait.

il, l'intérêt national doit réunir franchement l’armée au roi. Ajoutons à cela que, suivant Ernouf, historien de la Capitulation de Paris, M. de Vitrolles, muni de pleins pou-

voirs, avait promis un pardon général, absolu, au nom de Louis XVILI lui-même. C'est à cette promesse si importante que Berryer devait plus tard faire allusion dans le cours du procès, Remarquez aussi que, pendant les négociations, Louis XVIII attend sur la frontière belge, sou sort devant dépendre du nouvel état de chose qu'elles feront naître,

Mais la Convention du 3 juillet 1815 est signée et le roi va rentrer en France à couvert du traité. Quelle cox luite Louis X VIII va-t-il tenir ? Quels seront les débuts de la 2*° Restauration ?

A peine le roi est-il remonté sur le trône que par deux de ses premières ordonnances, celles du 29 juillet, 29 noms sont retranchés de la liste des pairs de France, 38 maréchaux, généraux et officiers sont condamnés à l'exil, et 18 à subir leur procès devant des conseils de guerre. Le maréchal Ney figurait naturellement parmi ces derniers avec La Bédoyère, Grouchy, Bertrand, Drouot, Cambronne et autres.

Vainement Davoust s’indigne et proteste. Vainement Mac. donald, demeuré fidèle à Louis X VILL, et qui l’a suivi dans l'exil de Gand, révolté dans son âme, se déclare contre les ordonnances, Dans sa protestation, Davoust “ rappelait, dit Welschinger, que l’armée avait accueilli une première fois les Bourbons avec défiance et que ceux-ci les avaient trai. és en rebelles et en vaincus, ‘“ Et, disait Davoust, voici que les faits se renouvellent.” Il écrit au maréchal St-Cyr, ministre de la guerre: “ I] vient de paraître ici une ordonnance de proscriptions qui a été criée et vendue publiquement dans Paris. Si je devais faire quelque foi, M. le maréchal, sur tout ce que vous avez dit aux maréchaux Gérard, Kellermann et Haxo, et que je rapporte ici: “ que l’armée fasse sa soumission pure et simple, et comptez que le roi fera plus que vous ne désirez ; si je devais ajouter foi à ce que m'ont dit les

différents officiers que vous m'avez envoyés, notamment M. - Warin, votre aide-de-camp, qui m'a assuré, ainsi qu'à tous les

généraux et officiers qui se trouvaient au

Votre Excellence l'avait

un seul d’ encore en livrant celui à qui l’arm gloire et son salut.”

Le zèle même ette liste de noms avait dû être et Talleyrand | De Maistre ne

peut s'empêcher de trouver équivoque la pcsture de Louis XVIII entre ces deux acolytes, Comme il les appelle. Napoléon, au fond de son exil, à Sainte-Hélène, recevait quelquefois des nouvelles de France, Il était loin d’être indulgent pour Ney, mais il se désolait de son arrestation, “ Pauvre N ey, disait-il, quel sort funeste l'attend!” «T] n'ya qu'une manière de sauver Ney, disait-il encore, s’il y en a une, c’est de faire éclater en sa faveur toute la force de la

vérité. Ney n’a point conspiré, Personne n'a conspiré, A son départ de Paris, il voulait m'arrêter, Il le voulait à Lons-le- Saulnier, et il aurait réalisé son intention, si les troupes et la population ne lui avaient fait violence. Mais en s’approchant de moi, un mouvement des esprits général, irrésistible, l'a entraîné, lui comme les autres, et il y a cédé!” “ Ni les Bourbons, continue l'exilé de Sainte-Hélène, ni moi n’avons rien à lui reprocher, que d'avoir succombé sous la violence des événements.” “ Personne n’a donc trahi les Bourbons, disait-il encore, et s'ils se vengent aujourd’hui c’est par faiblesse pour leur parti et afin de dissimuler leurs fautes de conduite.” Puis il ajoutait ces paroles prophétiques : “ Mais j'entrevois pour eux un avenir peu sûr, En se livrant aux passions de l’émigration, ils éloignent d'eux la France tous les jours davantage. Ce n’est pas mon fils qui en profitera le premier, la maison d'Orléans passera avant lui, mais à la suite de celle-ci, le tour des Bonaparte pourrait bien venir,” Ainsi vous avez vu, messieurs, se succéder dans l'ordre prévu Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe, puis Napoléon III!

Le 3 août, le maréchal Ney était arrêté et conduit à Paris

au milieu des plus grands dangers. Comme il arrivait, le 19, le jeune et infortuné La Bédoyère tombait fusillé sur la plaine de Grenelle, au cri de “ Vive la France !”

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