I. .\rch. Nal., K. iS
'jS un procureur général de cluny
Mémoire^ dicté par le père de Peint le 2g janvier iyi8 à Pari» et lu à S. A. R. le mesmejour.
1° Que les Jesuistes ayant beaucoup de crédit dans la cour de Vienne, le Gard. Albano ^n'y pourra rien contre le cardinal en question, qui est d'ailleurs impérial et sous l'apuy des Jésuites.
2® Que le Père Lafiteau estant intime amy de M"" Massey avec qui il est très souvent, il est moralement impossible que ce Jésuite n'ait conoissance du crédit et du pouvoir absolu du Cardinal en question, que M. Massey a découvert a d'autres, et de la il faut inférer ou que ce Jésuite nest pas capable de reflexion et de tirer des conséquences, ou quil n'a pas voulu indiquer ny se servir du seul canal quil y a pour en venir a un accomodement '.
3° Ce qui doit persuader que les lumières, l'adresse et les instances de ce jeune Jésuite* ne sont pas de grande conséquence, est que sa compagnie si atentive sur ses propres intérêts et si apuiée ne l'auroit pas soufert jusques a présent a Rome ; on a veu ce quelle ^cait faire contre les personnes les plus sacrées lorsqu'elles ne sont pas dans ses intérêts.
4° Que le cardinal en question devant estre pressé sans esclat et sans bruit, crainte de ruiner ses affaires, et qu'il ne gatat celles de la France, il suffit pour le présent d'une seule lettre ou les services qu'il a ofl'ert soient acceptés pour un prompt accomodement laquelle lettre si le p... a l'honeur d'en estre porteur il promet de la remetre très secrètement, de suivre ensuite de près ce cardinal et de scavoir a dire s'il se comportera d'une manière a mériter les faveurs de la France.