‹ Un Représentant en Mission dans ses Rapports avec la Convention et le Comité de Salut Public: Étienne MaignetChapitre 24 sur 27 · OUR · texte numérisé non relu

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ordres généraux que les ordres particuliers du Comité. Il rend compte de sa mission avec régularité ; sa correspondance décadaire est rigoureusement observée : une lettre choisie entre plusieurs servira d'exemple.

Elle est datée du 1° Ventôse. Maignet y rend compte, textuellement « donne une idée » au Comité de ses « principaux travaux depuis sa dernière lettre. »

Les questions posées, et qu'il a cru devoir solutionner, sont nombreuses et se rattachent soit à l'administration proprement dite, soit à la police, soit à l'organisation politique, soit même à l’ordre judiciaire.

Il rapporte les mesures prises en vue du casernement de la garnison, les résultats des fournitures de souliers, note la réorganisation des registres de l’état civil et expose les moyens de répression pris contre les suspects demeurés à Toulon.

De même il a réprimé les abus commis par les Comités de surveillance au sujet de la fixation des taxes ; il propose l'ouverture des lettres au rebut adressées tant à des emprisonnés qu'à des guillotinés, artifice fructueux, destiné à enrichir le Trésor et qu’il a lui-même expérimenté.

Les agents nationaux des districts devant être épurés, des renseignements sont pris sur eux et de nombreux changements suivront.

Enfin, le Représentant rend compte d’un conflit de compétence survenu entre le Tribunal Criminel de Vaucluse et la Commission militaire des Bouches-du-Rhône au sujet de la mise en jugements d’accusés ayant pris part à la contrerévolution dans le second département et incarcérés à Avignon. Maignet indique la solution prise, mais se couvre de l'autorité du Comité. « La lecture de mon arrêté, dit-il, vous mettra en état de voir si j'ai eu raison. »

De tels pouvoirs, d’une aussi vaste étendue pouvaient

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