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‘comme moi. J'ai pris des leçons d'équitation ; je monte
à l’anglaise,
Il a raison. Il en faut des leçons pour apprendre à un homme à se tenir à cheval d’une façon radicalement opposée aux principes les plus élémentaires du bon sens et de la raison. Les Apaches, les Comanches et autres Indiens passent leur vie à cheval. Sans étriers, sans bride, sans éperons, ils guident leur monture, plutôt par un mouvement du genou ou du talon qu'au moyen de la simple corde qui pour eux remplace le mors et la double arène. Ils font des courses de 50 à 60 milles sans paraître fatigués,
Allez donc demander à votre cavalier qui monte à l'anglaise d’en faire autant ! D'abord il perdra son monocle avant d’avoir réussi à mettre son cheval au galop, il ce perdra probablement lui-même avant d'arriver au but, mais si, par impossible, il y arrive, voici un homme qui, d'ici à trois mois, sera trop poli pour s'asseoir, tout cela parcequ'il aura èté trop profondément blessé ue son ...... Orgueil.
L’Apache, le Comanche et tous ceux qui, sans er da pris des leçons d'équitation, montent mieux à cheval à poil que le petit crevé ne monte avec une selle, une double rène, des éperons, une cravache, un monocle et tout le tremblement, font précisément le contraire de ce
que fait le monteur à l'anglaise, et c'est là le secret de
leur succès, Le cavalier de Sais se tient les talons
sans le vouloir, Si le cheval a du cœur, il le flanquers par terre trois fois dans l’esnncs ©’: heure,
D'après les règles de l'équitation française, lesquelles sont basées sur le simple bon sens, règles adoptées par la cavalerie eméricaine, les talons doivent être en dehors de fayon à ce que le pied soit en ligne absolument parallèle au corps du cheval, au lieu de former un angle ; au lieu de se soulever et de se rasseoir sur la selle chaque fois que le cheval fait un mouvement, il faut se coller à lui, comme si cheval et cavalier ne formaient qu’un seul et même être, parer ses mouvements ou les suivre par une légère flexion des genoux et des reins, et ne pas faire retomber tous le poids de la besogne sur le siége do”: la fonction doit se borner à servir de point d'appui.
Pendant six jours consécutifs, on resta en selle 22 heures sur 24, et Eugène eut plus d’une fois l’occasion de se faire expliquer ces règles qu’il finit par mettre en pratique d’une fagon assez convenable. Il y avait à côté de lui ua grand diable de Kentuckien, sergent major, ou maréchal- des-logis-chefs ou marchet, comme on ‘irait dus un régiment de cavalerie française.
Cette espèce d’escogriffe ne badinaïit pas sur le chapitre de l'équitation. et ne se génait pas pour reprendre Eugè-
ne en termes: crès peu mesurér; mais ia discipline, l’étrans geté de sa situation, le besoin de ménager ses nonreaux amis, l’état de faiblesse où il #° ‘:ouvait, tout cela fo: mait plus de raisons qu’i n’en fallait pour conseiller le prudence à l’ancien fan: n ‘evenu élève d'équitation,
et qui, comme nremibr. con anait d'entreprendre ame
course de 300 milles à travers les montagnen.
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