E. Serriguv, loc. cil
2. L'Art pcêtitjue friiiiioïs pour F instruction des jeunes shnUens, par Thomas Sibilet, 1548.
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UN* RHÉTORIQ.UEUR
cille, que se trouvant en fin de mot et de syllabe, tombe tout plat et ne touche que peu l’aureillc... Prononçant aimée, désestinée, tu sens bien le plein son du premier é masculin en la syllabe mé et le mol et îlac son du second é fémenin en la syllabe dernière e, lequel (fémenin, dv-je, duquel je te vay déclarer les lunes et éclipses fémenincs) tombant en la fin du vers comme je t’ay commencé d toucher au chapitre précédent, le fait plus long d'une syllabe n’estant pour rien contée, non plus que les femmes en guerres et autres importans affaires pour la mollesse de cest é fémenin ».
Enfin, pour mieux indiquer avec quelle complaisance, A. de la Vigne se joue de toutes les difficultés imaginables de la prosodie, nous citerons le monologue où un joueur malheureux, Henncquin « le hazardeur », maudit, avant de se pendre, la malechance qui le poursuit (Après diner de la deuxième journée) :
HANXEQUIN LE HAZARDEUR.
Maulgré en ait Dieu de nia nascion !
Maulgrevé Dieu dont je fus oneques né !
Je despite la généracion
Oui en ce poinct ma faict infortuné !
Ne suis-je pas comme désordonné Puis qu’à jouer je suis si maleureux ?
A tous les deables soit tout mon corps donné Tant est mon coeur meschant et douloureux.
Tous, fors que moy, sont aux hazards heureux,
Tous se font riches et povre je deviens,
Tous sont au jeu plaisans et valeureux,
Tous ont de quoy et moy seul je n’ay riens.
Tous pour le jeu gauldissent de mes biens.
Tous pour le jeu despendent mon avoir.
Tous pour le jeu m’ont mys en leurs lyens,
Tous ont argent et rien ne puis avoir,
Tous de me nuyre font singulier debvoir,
Tous m’ont destruyt jouant sur ung estai,
Tous sont en bruyt et moy à l’ospital.
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LE MYSTÈRE DE SAINT MARTIN
Eaulce fortune, mon engin capital
A te mauMire trop ne puis adonner
D’avoir ainsi ta roe de métal
Villaynement faict dessus moy tourner.
Ne scavoye-tu sur aultruy retourner
Le tour tournant qui en ce tour m atourne,
Ht le tourneur retournant destourner
Pour m’atourner où tu me desatourne ?
Autour de tov tu me tourne et retourne
En tournoyant le long de ton tournois ;
Pour le retour en chasteau et tour ne En aultre lieu n’ay vaillant ung tournois.
Conclusion, personne ne cognois Plus maleureuse (vie) que la myenne sur terre. Pour quoy ma vie je ne prise une noix.
Pendre me vois et estranglcr grant erre.
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