‹ Un saintChapitre 33 sur 52 · V. Cousin · texte numérisé non relu

V. Cousin

Ce 15 mars 1855.

J'ai eu grand plaisir, ma très chère amie, à m'entretenir avec Mile C... de vous, de vos soulFrances et de votre admirable résignation. Mais j'aimerais bien ne pas tant vous admirer et me réduire à vous aimer seulement. J'ai remis à la bonne Demoi* selle une lithographie que Ton a faite il y a une douzaine d'années, et en la voyant vous trouverez que je m'entends fort bien en marché, donnant le portrait d'un philosophe déjà grisonnant pour celui d'une charmante jeune femme.

Dans quelques jours, je vous enverrai un quatrième et dernier article sur Mme de Sablé, ou plutôt sur Mme de Longueville, car vous n'avez pu vous tromper sur mes intentions, vous qui connaissez la fidélité obstinée de mes affections. C'est Mme de Longueville et avec elle la société du grand siècle qui m'intéresse et que je veux peindre ; Mme de Sablé est une introductrice parfaite ; elle ouvre pour moi cette charmante galerie, mais elle n'est pas du tout la galerie. Faites un peu attention à la sœur de Condé au milieu de la tempête contre Port-Royal et surtout au sein de ses chagrins domestiques.

Je m'arrête pour ne pas vous fatiguer, et vous renouvelle toutes mes tendresses.

Bien à vous.

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