WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y
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ciences Corporation
que le village de la Longue-Pointe, reposent avec grâce au sein de ses ondes, comme des corbeilles de verdure, plusieurs îles ornées de bocages et (/e maisonnettes à la Jean-Jacques. Le long du fleuve, sur un espace de cinq à six lieues, l'ail contemple avec bonheur les églises de Longueuil de Boucherville et de Varennes. Enfin, en arricre de ce tableau, à l'horizon, s'élève la pittoresque montagne de Belcæil, qui semble se compluire, suivant la température, à changer de forme comme certaines personnes à changer de parure, Quelquefois elle s'enveloppe de nuages, à l'exception de la tête ; d’autres fois c'est la tête seule qui se drape de nuages, et alors elle ressemble à un Ture avec son turban blanc, bleu et rouge. D'autres fois encore, les nuages se groupent autour de la montagne, et forment comme un immense parasol qui fait songer aux mandarins chinois trônant sous le dais traditionnel. Somme toute, je le répète, la perspective ici a de quoi charmer le plus insensible des hommes. Aussi j'imagine que quelquefois l'œil du pauvre captif de l'asile, pour qui la joie et les jouissances n'existent plus ici-bas, est agréab':ment surpris par quelques-uns
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rayon de bonheur brille un instant dans ce cerveau plus ou moins troublé. Une douce joie s’insinue dans ce cœur qui ne connaît plus, depuis bien lonstemyps peut-être, que la peine et l’amertume. Il remercie le ciel de l'avoir conduit dans un si beuu séjour, et d'avoir jeté là les germes de sa uuCrISOn.
\aintenant, entrons dans l'hospice. Nous ne sonmnes pas moins frappés de ce qui s'offre à notre vue, Quels vastes et beaux corridors ! Quelles belles chambres de chaque côté ! Quelle propreté partout ! On se croirait dans une chapelle de couvent. Visitez toutes les salles, mêine spectacle, memes impressions ! L'ordre et la propreté règnent partout : les planchers, les meubles, les lits, tout
cénéral
est net et sent le net. Les patients en g
ont une tenue digne, respectueuse.
Deux pièces attirent surtout l'attention du visiteur : le salon et la chapelle. Le salon s'étend sur la jolie longueur de 130 pieds. On peut y placer À l'aise, je crois, trois ou quatre cents
personnes. [l'est orné d’un magnifique tapis, de
jolis tableaux et d’un excellent piano.
J'ai prononcé, il y a un instant, le mot de cha-
pelle; J'aurais dû dire église. En eftet, ce sanctuaire
est véritablement une église capable de contenir six ou sept cents personnes. Il est de style grec et décoré avec woût, La première impression qu'on éprouve en y entrant est des plus réjouissantes, Aux oflices publics, surtout dans les grandes fôtes, les cérémonies se font avec pompe. On y chante de beaux morceaux et on exécute de la bonne musique. La musicienne (une patiente de l'asile, m'a-t-on dit) qui tient actuellement l'orgue, entend fort bien les secrets du métier.
On me dit que la propriété de l'asile vaut un million. Je le crois sans peine quand je considère l'étendue du terrain, le nombre et la valeur de ses dépendances, les améliorations princières qui l’'embeliissent, et surtout l’immensité de l’éditice avec son riche ameublement. C’est une paroisse que cet établissement. Son personnel se montait, il y a quelques jours, au chiffre respectable de I4S6 personnes ; de manière que l’on peut dire que l'asile est la paroisse de la Lonygue-Pointe, tandis que celle-ci, ne comptant que 150 communiants, n'est qu'une communauté.
Une des choses qui frappent le plus l'esprit du visiteur de l'asile, c'est la conduite des sœurs qui
le dirigent. Ah! c'est sous ce rapport quon
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diens de l’aliéné, Quel travail considérable chaque
jour ! quelle sollicitude continuelle ! quelles
délicates attentions à l'égard de tous les patients ! En retour aussi quel respect et quelle obéissance de la part de tous ces déshérités de la société, meme de ceux qui sont le moins maitres d'euxmômes. Quelle est la mère, j'ose le dire, qui se sacrifie ainsi pour ses propres enfants ? Elle se lasse quelquefois en présence d'une longue et pénible maladie, elle se décourase… La sœur de charité ne fléchit pas, elle,
Toujours dans les hauteurs salubres de la foi, toujours l'œil de lâme dans la lumière divine, toujours le cœur nourri du pain des anges, elle est forte de courage et d'amour. (La sainte Écriture dit que l'amour divin est fort comme la mort.) Une douce sérénité, embléme de sa paix interieure, brille sur sa figure,
Jinagine que souvent dans la Journée, surtout
daus les visites au saint Sacremeut, la sœur de
charité se rappelle les paroles que Notre Seigneur
prononcera au jugement dernier en faveur de ceu: qui auront pratiqué les œuvres de miséricorde “Venez, les bénis de mon Pere, venez prendre possession du royaume qui vous à été prépar dès le commencement du monde. Car jar eu fan et vous m'avez donné à manger ; Jai eu soif, et vous muvez donné à boire; Jétius étranger, et vous m'avez logé ; j'étais nu, et vous n'avez vêtu. j'étais malade, el vous m'avez visité ; j'étais cn prison, el vous nveles L'EHULS Loir. Oui aisons-le bautement, heureux les hospices qui ont pour le: diriger de pareils guides !
Un souvenir en passant.
À la Saint-Jean-Baptiste, cette année, la superieure, sœur Thérèse, voulut causer un plhusir nouveïu à ses chers enfants, en chômant avec poupe la fête nationale. Je dois proclamer, à l’occasion, que cette révérende sœur est l'âme de lhospice, C’est elle qui a présidé à sa construction et qui en a dirigé le développement mervettleux.
Elle est vraiment la providence de l'asile, vovant ] , VO;
à tous les détails, depuis la cuisine jusqu'à là
correspondance et à la comptabilité. Elle sim téresse de tout, elle s'ingénie de toutes manières à
faire plaisir à ses bien-aimés patients.
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